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La souveraineté relationnelle
aujourd’hui je vais vous parler de ce qu’est la réalité de chacun, et pourquoi quand on travaille sur soi, on change d’entourage et de réalité, .. je vous explique ….un véritable travail sur soi, où l’on ne change pas seulement sa manière de penser. On change l’endroit intérieur depuis lequel on existe. Et quand cet endroit change, tout ce qui nous entoure commence, lui aussi, à se réorganiser. J’aime imaginer notre monde émotionnel comme un petit immeuble de cinq étages. Au rez-de-chaussée, il fait sombre. Il y a peu de lumière. L’air est lourd. Les couloirs ne sont pas très accueillants. On y croise des personnes qui prennent beaucoup de place, qui demandent beaucoup, qui culpabilisent, qui manipulent parfois, qui franchissent les limites. Et surtout, au rez-de-chaussée, on vit souvent avec cette croyance terrible : pour être aimé, je dois donner. Pour être aimé, je dois supporter. Pour être aimé, je dois comprendre tout le monde. Pour être aimé, je dois pardonner l’impardonnable. Pour être aimé, je dois me sacrifier. Alors on donne son temps, son énergie, son argent, son attention, sa disponibilité, parfois même sa dignité. Et on appelle cela de l’amour. Pourtant, très souvent, ce n’est pas de l’amour. C’est une stratégie de survie relationnelle. C’est l’enfant en nous qui a appris qu’il fallait devenir utile pour ne pas être abandonné. Qu’il fallait être gentil pour ne pas être rejeté. Qu’il fallait se taire pour conserver le lien. Qu’il fallait prendre soin des autres pour avoir le droit d’exister dans leur vie. Tant que cette programmation est active, nous habitons symboliquement les étages les plus bas de l’immeuble. Et ce qui est très troublant, c’est que nous allons naturellement rencontrer des personnes compatibles avec cet endroit-là. Pas parce que nous les méritons. Pas parce que nous les choisissons consciemment. Mais parce qu’un système relationnel cherche toujours sa complémentarité. Celui qui a appris à se sacrifier rencontre facilement celui qui a appris à prendre. Celui qui a peur d’être abandonné rencontre facilement celui qui menace de partir. Celui qui culpabilise rencontre facilement celui qui accuse. Celui qui ne sait pas dire non rencontre facilement celui qui demande toujours davantage. Et chacun devient, malgré lui, le miroir du programme de l’autre. Puis un jour, quelque chose commence à changer. On travaille sur soi. On comprend. On désintrique. On rend les culpabilités qui ne nous appartiennent pas. On cesse de croire que dire non signifie être mauvais. On cesse de croire qu’avoir des limites signifie être égoïste. On cesse de croire qu’être aimé suppose de souffrir. Et progressivement, on monte d’un étage. Puis d’un autre. La lumière change. L’air devient plus respirable. Les relations changent de texture. On commence à rencontrer des personnes qui ne nous demandent pas de nous diminuer pour rester auprès d’elles. Puis quelque chose de plus profond encore se produit : le sacrifice disparaît. Et lorsque le sacrifice disparaît, une immense partie des relations toxiques devient tout simplement impossible à maintenir. Parce qu’une relation fondée sur votre culpabilité ne peut plus fonctionner lorsque vous ne culpabilisez plus. Une relation fondée sur votre peur de perdre l’autre ne peut plus fonctionner lorsque vous n’avez plus peur d’être seul. Une relation fondée sur votre disponibilité permanente ne peut plus fonctionner lorsque vous savez dire non. Une relation fondée sur votre besoin d’être indispensable ne peut plus fonctionner lorsque vous comprenez enfin que vous n’avez pas besoin d’être nécessaire pour être aimé. C’est là que l’entourage se modifie. Certaines personnes s’éloignent. Certaines relations se terminent. Certaines tensions apparaissent. Et beaucoup pensent alors qu’ils ont fait quelque chose de mal. En réalité, le contrat implicite a simplement changé. Avant, vous étiez peut-être la personne qui réparait, qui arrangeait, qui sauvait, qui payait, qui prenait sur elle, qui se rendait disponible, qui avalait ses blessures, qui maintenait le lien à n’importe quel prix. Puis un jour, vous avez cessé. Vous êtes resté aimant, mais vous n’êtes plus sacrifiable. Vous êtes resté généreux, mais vous n’êtes plus exploitable. Vous êtes resté empathique, mais vous n’êtes plus disponible pour toutes les projections. Vous êtes resté profondément humain, mais vous avez retrouvé votre souveraineté. Et c’est souvent à cet instant que certaines personnes disparaissent. Non pas parce que vous êtes devenu mauvais. Mais parce qu’elles n’avaient peut-être jamais appris à vous rencontrer autrement qu’à travers la fonction que vous remplissiez pour elles. Et plus vous montez dans cet immeuble intérieur, plus les rencontres changent. Aux étages supérieurs, on rencontre des gens qui ne viennent pas chercher un sauveur. Ils n’ont pas besoin de vous pour tenir debout. Ils ne viennent pas remplir leur vide avec votre énergie. Ils n’ont pas besoin que vous vous diminuiez pour se sentir grands. Ils n’ont pas besoin que vous soyez fragile pour se sentir forts. Ils peuvent simplement être là. Avec vous. À côté de vous. Et c’est une révolution immense, parce qu’on découvre alors une autre forme d’amour : l’amour qui ne repose pas sur le besoin. L’amour qui ne dit pas : « j’ai besoin de toi pour aller bien ». Mais : « je vais bien, tu vas bien, et j’ai profondément envie de partager quelque chose avec toi ». C’est là que commence, pour moi, la véritable rencontre. Deux êtres qui ne s’utilisent pas. Deux êtres qui ne se sauvent pas. Deux êtres qui n’ont pas besoin de se posséder. Deux êtres capables de se respecter parce qu’ils n’attendent pas l’un de l’autre qu’il répare leurs blessures. Et lorsqu’on arrive à cet étage-là, on comprend quelque chose d’essentiel : retrouver sa lumière ne signifie pas devenir supérieur aux autres. Cela signifie simplement arrêter de vivre dans des endroits intérieurs qui nous obligent à nous trahir. Reprendre sa place, c’est cesser de négocier sa dignité. Reprendre sa souveraineté, c’est cesser de demander la permission d’exister. Retrouver son respect, c’est arrêter de payer l’amour avec du sacrifice. Et alors oui, dans ma grille de lecture, on pourrait dire que la fréquence change, parce que l’état émotionnel, les choix, les limites, les comportements, les attentes et les rencontres changent ensemble. La réalité relationnelle se transforme parce que nous ne répondons plus aux mêmes situations, nous ne tolérons plus les mêmes choses, nous ne sélectionnons plus les mêmes personnes et nous ne nourrissons plus les mêmes dynamiques. C’est comme changer d’étage dans le même immeuble. Vous pouvez vivre toute votre vie au rez-de-chaussée en pensant que l’immeuble entier ressemble à cela. Puis monter un jour au cinquième étage, ouvrir une fenêtre, voir la lumière entrer et comprendre que le monde n’a jamais été uniquement sombre. Vous habitiez simplement un endroit qui l’était. Et notre système émotionnel peut nous faire monter et descendre dans cet immeuble. Certains matins, on se réveille déjà en se disant : « Je le sens, cette journée va être horrible. » Et sans même nous en rendre compte, nous descendons symboliquement plusieurs étages. Nous devenons plus méfiants, plus tendus, plus irritables. Nous interprétons davantage les événements comme des agressions. Nous remarquons tout ce qui confirme notre état intérieur. Et toute la journée semble venir valider la programmation du matin. À l’inverse, lorsque nous nous réveillons dans un état de sécurité intérieure, lorsque nous savons que nous pouvons faire face, lorsque nous n’attendons plus du monde qu’il nous donne notre valeur, notre manière de percevoir, de choisir et d’interagir change. Et la réalité vécue change avec elle. Voilà peut-être pourquoi deux personnes peuvent traverser exactement la même journée et raconter deux mondes totalement différents. Nous ne regardons jamais la réalité uniquement avec nos yeux. Nous la regardons aussi avec nos blessures, nos mémoires, nos peurs, nos croyances et nos programmes. Et travailler sur soi, ce n’est peut-être pas fabriquer une nouvelle personnalité. C’est retirer progressivement tout ce qui nous empêchait d’habiter notre véritable place. Jusqu’au jour où l’on comprend que les belles relations ne commencent pas lorsque quelqu’un vient enfin nous aimer suffisamment. Elles commencent lorsque nous cessons de nous abandonner pour être aimés. À partir de là, quelque chose devient très simple. Les personnes qui avaient besoin de notre sacrifice ne trouvent plus leur place. Les personnes qui avaient besoin de notre culpabilité n’ont plus de prise. Les personnes qui avaient besoin de notre faiblesse ne savent plus quoi faire de notre lumière. Et apparaissent alors des gens différents. Des gens qui ne nous aiment pas pour ce qu’on leur apporte. Des gens qui ne nous choisissent pas parce qu’ils ont besoin de nous. Des gens qui peuvent nous regarder debout sans chercher à nous mettre à genoux. Des gens capables d’aimer notre lumière sans vouloir l’éteindre. Et peut-être que la souveraineté, finalement, c’est exactement cela : ne plus chercher quelqu’un qui ait besoin de nous. Chercher des êtres libres, debout, entiers, capables de nous rencontrer sans nous consommer. Parce que le plus beau lien n’est pas celui dans lequel deux manques s’agrippent. C’est celui dans lequel deux lumières se reconnaissent.🥰MF🥰
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L’ACNÉ : QUITTER LE TERRITOIRE DE SA MÈRE POUR ENFIN MONTRER SON VRAI VISAGE
On nous dit que l’acné est une histoire d’hormones, de sébum, de follicules, d’inflammation, de bactéries. Et biologiquement, bien sûr, tout cela existe. Mais moi, ce qui m’intéresse, c’est une autre question. Pourquoi ce visage-là ? Pourquoi à cet endroit-là ? Pourquoi précisément à ce moment-là de la vie ? Pourquoi souvent au moment exact où l’enfant commence à devenir autre chose que l’enfant de sa mère ?
Parce que la peau n’est pas un organe anodin. La peau est notre frontière. C’est elle qui délimite ce qui est moi et ce qui n’est pas moi. C’est elle qui permet le contact. C’est elle aussi qui permet la séparation. Avant même les mots, avant même la pensée, avant même que l’enfant puisse dire « je », son corps sait déjà ce que signifie être touché, porté, contenu, repoussé, envahi, abandonné. La peau est le premier territoire de la relation.
Dans ma grille de lecture, lorsqu’une problématique apparaît sur la peau, j’interroge toujours cette question fondamentale : puis-je être en contact avec l’autre sans être envahi par lui ? Puis-je me séparer de l’autre sans perdre son amour ?
Et lorsqu’il s’agit du visage, cette question devient encore plus puissante.
Parce que le visage est ce que je présente au monde. Mon visage dit : « Voilà qui je suis. » Il porte mon identité, ma singularité, ma différence. Il porte aussi le regard que les autres posent sur moi.
Mais il existe quelque chose d’encore plus ancien.
Le visage est aussi le premier paysage de l’enfant.
Avant même de comprendre les mots, avant même de savoir qui il est, l’enfant rencontre le visage de sa mère. Il y cherche la sécurité, l’accordage, l’autorisation d’exister, l’amour, le sourire, la reconnaissance. Il apprend littéralement le monde à travers ce visage. Il y lit : « Est-ce que tout va bien ? Est-ce que je peux me détendre ? Est-ce que je suis accueilli ? Est-ce que je suis aimé ? »
Le visage maternel devient ainsi l’une des toutes premières interfaces entre l’enfant et le monde.
Et c’est précisément pour cela que, dans ma lecture symbolique, le visage peut devenir un territoire extrêmement chargé au moment de l’adolescence.
Parce que l’adolescence est un passage. L’enfant doit progressivement quitter le territoire maternel pour construire le sien.
Il doit commencer à choisir.
À penser différemment.
À aimer ailleurs.
À avoir ses secrets.
À dire non.
À prendre ses propres décisions.
À créer sa propre vie.
À devenir identifiable comme un être séparé.
Autrement dit, il doit peu à peu quitter le visage de sa mère pour construire le sien.
Et imaginez maintenant que, dans cette famille, cette émancipation soit inconsciemment interdite.
Pas nécessairement par des phrases.
Une mère peut sincèrement dire : « Je veux que mon enfant soit indépendant », tout en transmettant émotionnellement exactement l’inverse.
Parce que l’inconscient ne travaille pas uniquement avec ce que nous disons. Il travaille avec les loyautés, les peurs, les traumatismes, les séparations anciennes, les morts, les abandons, les deuils, les arrachements, les histoires familiales qui n’ont jamais été digérées.
Une mère peut porter en elle toutes les femmes qui, avant elle, ont perdu un enfant.
Toutes celles qui ont été abandonnées.
Toutes celles qui ont dû survivre seules.
Toutes celles qui ont vu partir quelqu’un qui n’est jamais revenu.
Toutes celles pour lesquelles la séparation signifiait réellement la disparition.
Et l’enfant peut recevoir cette mémoire relationnelle sans jamais en connaître l’histoire.
Il ne se dit pas intellectuellement : « Ma mère porte une peur transgénérationnelle de la séparation. »
Il ressent simplement quelque chose.
« Si je m’éloigne, maman souffre. »
« Si je deviens autonome, je la trahis. »
« Si je réussis sans elle, je l’abandonne. »
« Si j’aime quelqu’un d’autre, je lui retire quelque chose. »
« Si je deviens moi, je risque de perdre notre lien. »
Voilà la double contrainte.
Devenir adulte tout en restant l’enfant.
Partir sans partir.
Se séparer sans se séparer.
Exister sans cesser d’appartenir.
Dans ma grille de lecture, cette interdiction d’émancipation peut s’inscrire symboliquement sur plusieurs territoires du corps.
Le visage, parce qu’il représente l’identité exposée au monde.
Les jambes, parce qu’elles permettent de s’éloigner.
Les pieds, parce qu’ils permettent de prendre sa propre direction.
Le visage demande : « Qui ai-je le droit de devenir ? »
Les jambes demandent : « Ai-je le droit de partir ? »
Les pieds demandent : « Ai-je le droit de prendre mon propre chemin ? »
Et lorsqu’une famille porte une interdiction profonde de s’émanciper, ces territoires deviennent particulièrement intéressants à observer.
Dans cette lecture, l’acné du visage peut alors être interrogée comme une frontière qui se soulève précisément au moment où l’individu cherche à devenir visible comme personne séparée.
Comme si le visage exprimait ce que l’enfant ne peut pas encore dire :
« Je veux être moi. »
« Je veux que tu me laisses partir. »
« Je veux que tu m’aimes sans me retenir. »
« Je veux pouvoir me séparer de toi sans avoir la sensation de te détruire. »
« Je veux avoir mon propre visage. »
Et il existe quelque chose de profondément paradoxal dans l’acné.
À l’âge où l’adolescent devrait aller vers les autres, séduire, rencontrer, être regardé, sortir du cercle familial, construire sa vie sociale et amoureuse, son visage peut devenir précisément ce qui lui donne envie de se cacher.
Il veut sortir, mais il se cache.
Il veut être regardé, mais il redoute le regard.
Il veut aller vers l’autre, mais sa peau devient un territoire de distance.
Il veut devenir autonome, mais quelque chose semble le ramener à l’intérieur.
Symboliquement, nous retrouvons exactement la question de la peau :
Approche-moi.
Éloigne-toi.
Regarde-moi.
Ne me regarde pas.
Aime-moi.
Laisse-moi partir.
Ne m’abandonne pas.
Et lorsqu’une inflammation importante existe, dans ma grille de lecture, j’interroge également la colère.
La colère de celui qui voudrait pouvoir dire non.
La colère d’avoir été envahi.
La colère d’avoir dû rassurer sa mère.
La colère d’avoir compris très tôt que sa liberté avait un prix.
La colère de sentir qu’il faut choisir entre sa propre vie et la tranquillité émotionnelle de l’autre.
Et lorsqu’une dimension infectieuse est présente, symboliquement, j’explore aussi la haine.
Pas nécessairement une haine consciente de la mère.
On peut aimer profondément quelqu’un et porter simultanément une violence immense contre ce qu’il nous empêche d’être.
La haine de l’emprise.
La haine de la culpabilité.
La haine de devoir renoncer à soi pour préserver quelqu’un.
La haine de cette injonction invisible :
« Tu peux partir… mais regarde ce que ton départ me fait. »
Et parfois, cette colère ou cette haine n’appartiennent même pas entièrement à l’enfant.
Elles peuvent être héritées.
Parce qu’une mère qui retient a parfois été une fille retenue.
Une mère qui supporte difficilement l’autonomie de son enfant a parfois elle-même grandi dans un système où partir était interdit.
Une mère qui vit la séparation comme un abandon peut porter une histoire familiale remplie de séparations catastrophiques.
Alors la question thérapeutique devient beaucoup plus profonde que : « Pourquoi ai-je de l’acné ? »
Elle devient :
« De quoi suis-je empêché lorsque je veux devenir moi ? »
« Qui ai-je peur de perdre si je deviens autonome ? »
« À qui serais-je déloyal si je réussissais ma séparation ? »
« Quelle femme, avant moi, n’a pas pu laisser partir son enfant ? »
« Quelle séparation, dans mon histoire familiale, a été vécue comme une catastrophe ? »
« Quelle culpabilité m’empêche encore de prendre ma place ? »
Parce que s’émanciper de sa mère ne signifie pas cesser de l’aimer.
Voilà peut-être l’une des confusions les plus profondes de certaines familles.
Partir n’est pas abandonner.
Grandir n’est pas rejeter.
Choisir sa vie n’est pas trahir.
Devenir soi n’est pas tuer le lien.
L’émancipation saine ne détruit pas l’amour.
Elle le transforme.
Un enfant ne devrait jamais avoir à choisir entre son autonomie et l’amour de sa mère.
Il devrait pouvoir entendre, explicitement ou implicitement :
« Va.
Vis.
Aime.
Choisis.
Réussis.
Éloigne-toi si ta vie t’appelle ailleurs.
Tu ne me dois pas ton immobilité.
Tu ne me dois pas ta dépendance.
Tu ne me dois pas de rester petit pour que je me sente encore mère.
Tu peux devenir entièrement toi sans cesser d’être mon enfant. »
Parce qu’au fond, le véritable travail de séparation n’est peut-être pas de couper le lien.
C’est de retirer du lien tout ce qui empêche de vivre.
Et peut-être que devenir adulte commence exactement là.
Lorsqu’on comprend que notre visage n’a pas été créé pour refléter éternellement celui de notre mère.
Le visage est le premier paysage que l’enfant contemple.
Mais il arrive un âge où l’enfant doit quitter ce paysage.
Non pas pour l’effacer.
Non pas pour le renier.
Non pas pour cesser de l’aimer.
Mais pour découvrir le sien.
Parce que pour devenir adulte, il faut un jour quitter le territoire de sa mère, cesser de chercher son existence dans son regard, et accepter enfin de montrer au monde son vrai visage.🥰Myriam🥰
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