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Je suis trop gentil(le) ou le chant du pigeon
« Je suis trop gentil(le). » Cette phrase arrive souvent après beaucoup de fatigue. Après les services rendus, les heures à écouter, les arrangements, les renoncements. Elle arrive quand quelqu’un finit par regarder sa propre vie et se demande : « Avec tout ce que je fais pour eux, comment peuvent-ils me traiter comme ça ? » On entend la déception. Mais derrière cette déception, j’aimerais que nous puissions entendre une autre question : qu’espérais-je recevoir en donnant autant de moi-même ? Qu’est ce que j’attends en retour ? Alors que je dis que je n’attends rien… Parce que , dans « je suis trop gentil(le) », une demande d’enfant continue de s’exprimer . Un enfant qui a appris qu’il fallait faire pour être aimer. Un enfant à qui l’on disait : « Heureusement que tu es là. » « cet enfant est adorable , il est facile » il travaille bien à l’école . Il écoute, il est sage . Ils m’aident à la maison surveille ses frères et sœurs , va faire tout bien pour plaire . Voilà le prix pour être aimé . Et qui pouvait entendre : « Pour que tu aies ta place, nous devons avoir besoin de toi. » Cet enfant grandit. Il devient capable, disponible, attentif. On l’appelle pour les problèmes, les urgences, les chagrins. On admire sa force, son dévouement, sa générosité, sa disponibilité . On dit qu’on peut toujours compter sur lui. Et lui continue de donner, sans même se demander s’il en a envie. La question arrive trop tard, quand il est épuisé, quand il a déjà dit oui, quand il se retrouve seul avec une colère qu’il n’ose pas reconnaître. Comment pourrait-il être en colère contre ceux qu’il aime, alors qu’il attend de l’attention ? Alors il retourne cette colère contre lui : « Je suis bête. Je suis trop gentille. » Dans le modèle que j’appelle le Transposé Familia, je m’intéresse à cette première place que nous avons appris à occuper dans notre famille, et à la manière dont nous pouvons la transporter dans nos relations. Celui qui devait rassurer peut continuer à rassurer partout. Celle qui recevait de l’attention lorsqu’elle rendait service peut continuer à chercher sa valeur dans ce qu’elle apporte. Les personnes changent, les circonstances changent, mais une même question demeure : « Qu’est-ce que je dois faire pour que tu me portes de l’attention ? Pour que j’existe ? »
le suicide chez les enfants et les adolescents
Ce qui me bouleverse dans le suicide d’un enfant ou d’un adolescent, ce n’est pas seulement qu’il ait voulu mourir. C’est qu’à un moment donné, vivre lui ait paru plus insupportable que mourir. Et je crois que c’est là qu’il faut commencer. Pas par le geste. Pas par la sidération qu’il provoque chez ceux qui restent. Mais par cet endroit intérieur où un être encore si jeune ne voit plus aucune autre façon de faire cesser ce qu’il ressent. Parce que, de mon point de vue, un enfant qui se suicide ne veut pas forcément mourir. Il veut que quelque chose s’arrête. Il veut sortir d’une souffrance devenue tellement envahissante qu’elle a fini par prendre toute la place. Et lorsqu’il ne voit plus aucune issue, la mort peut lui apparaître non pas comme un désir, mais comme la seule porte encore visible. C’est à cet endroit que mon regard, à travers le Transposé Familia et le Transposé Totallis, vient poser une autre question. Et si toute cette souffrance n’avait pas commencé avec lui ? Je ne parle pas ici d’une vérité médicale ni d’une explication unique. Je parle du cadre à partir duquel je travaille et j’observe les humains : celui d’un être qui arrive au monde dans une histoire déjà commencée. Nous naissons dans une famille qui existait avant nous, avec ce qu’elle a aimé, ce qu’elle a perdu, ce qu’elle a traversé, ce qu’elle a tu et ce qu’elle n’a parfois jamais réussi à réparer. Certaines générations ont tenu simplement parce qu’elles n’avaient pas le choix, et derrière cette capacité à survivre peut-être restée une souffrance qui n’a jamais vraiment trouvé d’endroit où se déposer. Dans mon modèle, certains enfants peuvent arriver dans la vie avec une charge émotionnelle déjà extrêmement lourde. Ce n’est ni une condamnation ni un destin. C’est un poids intérieur dont ils ne connaissent pas nécessairement l’origine. Parfois, ce qu’ils ressentent semble beaucoup plus grand que ce qu’ils vivent. La tristesse paraît démesurée, la peur de perdre ceux qu’ils aiment devient envahissante, une honte existe sans qu’ils sachent vraiment pourquoi, et peut apparaître cette sensation presque incompréhensible chez un être si jeune : être déjà fatigué de vivre alors qu’il commence à peine.
planète bleu
une vie simple centrée sur l' humain et les vrais valeurs
FILLES MÈRES : LA HONTE EN HÉRITAGE
Quand les femmes portaient la faute d’avoir donné la vie… J’aimerais vous raconter quelque chose qui, aujourd’hui, peut nous sembler absolument invraisemblable, et qui pourtant appartient à une époque beaucoup plus proche de nous que nous ne l’imaginons. Une petite fille a douze ans, peut-être treize. Un matin, elle découvre du sang dans sa culotte. Elle est inquiète. Elle ne comprend pas nécessairement ce qui lui arrive. Elle croit peut-être même qu’elle est malade. Alors, naturellement, elle va trouver sa mère, celle qui est censée la rassurer, lui expliquer le monde, la protéger de ce qu’elle ne connaît pas encore. Et sa mère lui donne une gifle. Une gifle, sans un mot. Cela peut vous paraître incroyable, mais ce geste a réellement fait partie des traditions de certaines familles. À l’apparition des premières menstruations, la jeune fille recevait une claque de sa mère, parfois de sa grand-mère. Un geste transmis d’une génération à l’autre, comme une sorte de rite de passage dans le monde des femmes. Mais réfléchissons un instant à ce que pouvait recevoir psychologiquement cette enfant. Elle découvre que son corps est en train de changer. Elle n’a encore rien demandé, rien fait, rien transgressé. Elle vient simplement d’entrer dans une nouvelle étape de son développement biologique. Et la première réponse qu’elle reçoit est une violence. Quel extraordinaire message envoyé à une enfant au moment même où elle découvre sa féminité ! Son corps vient de lui annoncer qu’il devient capable, un jour, de porter la vie. Et sa mère, au lieu de célébrer cette transformation ou de l’accompagner avec tendresse, lui signifie par un geste dont le sens reste parfois inexpliqué que quelque chose de grave vient de se produire. Je voudrais que nous imaginions un instant cette petite fille. Sa joue lui fait mal. Mais ce qui restera peut-être bien plus longtemps, c’est l’incompréhension. Pourquoi sa mère l’a-t-elle frappée ? Qu’a-t-elle fait de mal ? Pourquoi ce sang qui apparaît naturellement dans son corps provoque-t-il une telle réaction ?
Pour ceux et celles qui ont subi des spoliations
« je peux être généreuse sans me déposséder, je peux appartenir sans me sacrifier, je peux créer, signer, recevoir et conserver » 🌺MF🌺
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MENSOR: La réVolution pSy
MenSor , communauté dédiée au partage d’outils "nouvelle génération".
Mon but : je vous transmets mes enseignements et mes formations pour pros
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