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⚕️Pourquoi certains résidents deviennent ils violents, sans prévenir ?
"Il était calme il y a encore cinq minutes..." C'est probablement l'une des phrases que j'entends le plus souvent. Pourtant, dans l'immense majorité des situations, la violence n'apparaît pas sans raison. Elle est simplement le dernier signal d'un cerveau qui n'a plus d'autre moyen de communiquer. 🧠 En neurosciences, on sait qu'avec l'évolution de la maladie d'Alzheimer, les zones impliquées dans : •L'inhibition des comportements, • L'analyse de l'environnement, • La régulation des émotions, • La compréhension du langage, Fonctionnent progressivement différemment. Résultat : Une situation qui semble banale pour nous peut être vécue comme une véritable menace. Le résident ne répond alors plus avec la logique... Il répond avec son cerveau de survie. Crier. Pousser. Mordre. Frapper. Refuser. Ce ne sont pas des comportements contre le soignant. Ce sont souvent des comportements pour tenter de se protéger. La vraie question n'est donc pas : ❌ Comment arrêter cette violence ? Mais plutôt : ✅ Qu'est-ce que son cerveau essaie de me dire ? Avant chaque épisode d'agitation, j'invite toujours les équipes à observer quatre éléments : 🔹 Une douleur non exprimée. 🔹 Une surcharge sensorielle (bruit, agitation, lumière...). 🔹 Une incompréhension de la situation. 🔹 Une émotion qui n'a trouvé aucun autre moyen de s'exprimer. Quand on apprend à repérer ces indices... On intervient avant l'explosion. Et toute la relation change. C'est exactement l'objectif de la Méthode LIEN® : comprendre le fonctionnement du cerveau pour adapter notre posture, plutôt que de lutter contre les comportements. 💬 À votre avis, quel est le déclencheur que vous observez le plus souvent avant un épisode de violence chez un résident ? Partagez votre expérience. Vos observations aideront toute la communauté à progresser.
⚕️Pourquoi certains résidents deviennent ils violents, sans prévenir ?
⚕️Les comportements “incompréhensibles” ont-ils toujours un sens ?
(Spoiler : oui. Mais rarement celui qu’on croit.) Dans le quotidien des professionnels, il y a ce moment précis. Celui où tout bascule en incompréhension : - Refus de soin - Agitation soudaine - Propos incohérents - Opposition sans raison - Ou silence total au pire moment Et très vite, une étiquette invisible se pose : “Comportement problématique” Ce que beaucoup interprètent comme un trouble du comportement est en réalité : 👉 Une tentative de communication adaptée aux capacités restantes Quand la mémoire s’effondre, le langage logique recule… mais le besoin, lui, reste intact. Dans une lecture inspirée des neurosciences et de la méthode LIEN® : - L’agitation = Surcharge émotionnelle ou environnementale - Le refus = Protection face à une incompréhension - L’opposition = Perte de contrôle vécue - Les répétitions = Tentative de sécurisation - Le retrait = Fatigue cognitive ou émotionnelle Ce n’est pas contre vous. C’est à travers lui/elle. Professionnellement, le basculement n’est pas technique. Il est perceptif : 👉 Passer de « comment faire obéir ?” À “qu’est-ce que cette personne essaie d’exprimer ?” C’est ici que la relation change : - Moins d’escalade - Moins de tension - Plus de coopération spontanée - Plus de dignité préservée Et surtout : moins d’épuisement pour les équipes. Les équipes qui adoptent cette lecture observent rapidement : - Une baisse des situations de crise - Un gain de temps dans les soins - Une diminution de la charge émotionnelle - Une relation plus fluide, même en stade avancé Ce n’est pas de la douceur. C’est de la lecture fine du cerveau en adaptation. À retenir Un comportement n’est jamais vide de sens. Il est : 👉 Soit une réponse à un besoin 👉 Soit une stratégie de survie cognitive 👉 Soit une communication sans mots disponibles Si cette grille de lecture change, alors tout change sur le terrain. Et c’est exactement là que se situe la méthode LIEN.
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⚕️Les comportements “incompréhensibles” ont-ils toujours un sens ?
⚕️ C'est vous qui m'avez volé !
Vous venez simplement d'aider un résident ou un patient. Et quelques secondes plus tard... 👉 Rendez-moi mon portefeuille ! 👉 Vous avez pris mon alliance ! 👉 Appelez la police ! La première réaction est souvent de vouloir prouver qu'il se trompe. Non, regardez, votre portefeuille est là. Je ne vous ai rien pris. Vous confondez. Pourtant, Plus vous cherchez à convaincre Plus la personne peut devenir persuadée que vous lui mentez. Et ce n'est pas parce qu'elle est de mauvaise foi. Ce qui se passe réellement dans son cerveau Dans la maladie d'Alzheimer, plusieurs systèmes cérébraux sont perturbés. La mémoire épisodique ne permet plus toujours de retrouver où un objet a été posé. Le cerveau détecte malgré tout qu'il manque une information. Or notre cerveau déteste le vide. Il cherche donc une explication logique. Si le portefeuille est introuvable... Le cerveau construit une histoire cohérente. « Quelqu'un me l'a pris » Pour la personne, ce n'est pas un mensonge. C'est une réalité. Elle ne joue pas la comédie. Elle essaie de donner du sens à ce qu'elle vit. Et plus l'émotion est forte, Plus cette conviction devient difficile à modifier. L'erreur la plus fréquente Vouloir gagner le débat. Parce qu'à ce moment-là Vous ne dialoguez plus avec un problème de logique. Vous dialoguez avec un cerveau en état d'insécurité. Et un cerveau inquiet n'analyse plus les preuves comme le ferait un cerveau serein. En méthode LIEN® On ne cherche pas d'abord à corriger. On cherche à sécuriser. Par exemple : ✔ Reconnaître l'inquiétude Je vois que cela vous inquiète beaucoup. ✔ Rejoindre l'émotion C’est très désagréable de perdre quelque chose. ✔ Proposer une recherche ensemble Si on regardait calmement où il pourrait être ? Cette approche diminue souvent la tension bien plus efficacement qu'une démonstration. Parce qu'avant d'avoir besoin d'une réponse, Le cerveau a besoin de retrouver un sentiment de sécurité. Une question pour vous Quelle est l'accusation injustifiée que vous rencontrez le plus souvent dans votre pratique ?
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⚕️ C'est vous qui m'avez volé !
🌙 Les troubles du soir : fatalité ou environnement mal adapté ?
J'ai une question pour vous. Quand une personne devient agitée vers 17h-20h, quelle est votre première pensée ? A. La maladie progresse. B. Quelque chose dans l'environnement contribue au problème. Pendant longtemps, les troubles du soir ont été présentés comme une conséquence inévitable de la maladie. Pourtant, lorsque l'on observe attentivement ce qui se passe juste avant l'apparition des comportements, on retrouve souvent : 🔹 Davantage de bruit 🔹 Plus de fatigue 🔹 Des changements de professionnels 🔹 Des sollicitations multiples 🔹 Moins de repères visuels 🔹 Davantage de stress chez l'entourage Le cerveau de la personne n'a pas changé en quelques minutes. En revanche, son environnement, lui, est devenu beaucoup plus exigeant. 🧠 C'est une question que j'aime me poser : Que demande l'environnement au cerveau de cette personne à cet instant précis ? Parfois, cette seule question change complètement notre manière d'accompagner. 💬 À votre avis : Quel est le facteur environnemental le plus souvent sous-estimé dans les troubles du soir ? Le bruit ? La fatigue ? Le manque de repères ? Les changements de professionnels ? Autre chose ? Partagez vos observations de terrain 👇
🌙 Les troubles du soir : fatalité ou environnement mal adapté ?
⚕️ Pourquoi plus on insiste… plus ça bloque ?
Vous répétez une consigne une deuxième fois… puis une troisième. Vous expliquez calmement. Puis un peu plus fermement. Puis vous finissez par penser : « Pourtant c’est simple, pourquoi ça ne passe pas ? » Et souvent, c’est à ce moment-là que tout se fige. 👉 La personne détourne le regard. 👉 Elle répond « non ». 👉 Elle s’agite. 👉 Ou elle ne fait plus rien du tout. Pendant longtemps, ces situations ont été interprétées comme de l’opposition. Mais dans de nombreux cas, il s’agit d’autre chose. Dans les maladies neuroévolutives, le traitement de l’information, la prise de décision et le passage à l’action peuvent demander énormément de ressources. Et quand la demande dépasse les capacités disponibles à l’instant T, le système peut se fermer. 🔎 En neurosciences, on sait qu’une surcharge cognitive ou émotionnelle peut réduire les capacités d’adaptation et de traitement de l’information. Ce qui ressemble à un refus est parfois un système qui n’a plus assez de ressources pour répondre. 👉 Une grande partie des refus que nous interprétons comme de l’opposition sont en réalité des signes de surcharge cognitive ou émotionnelle. Alors, que faire ? ✔️ Une seule consigne à la fois. ✔️ Laisser du temps avant de répéter. ✔️ Transformer l’injonction en invitation. ✔️ S’appuyer sur l’environnement plutôt que sur l’explication. ✔️ Observer ce qui bloque avant de répéter. Dans la méthode LIEN®, une question change souvent toute la posture : « Qu’est-ce qui, dans cette situation, rend cette demande trop coûteuse pour la personne aujourd’hui ? » Et à partir de là… on ne force plus de la même manière. 💬 Dans votre pratique, avez-vous déjà observé qu’en retirant de la pression, la situation se débloquait d’elle-même ?
⚕️ Pourquoi plus on insiste… plus ça bloque ?
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