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Hotline LIEN: Q&A is happening in 3 days
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J'ai envie d'ajouter quelque chose de nouveau dans la communauté LIEN... 👉 Un live de 30 minutes, une fois par mois. Pourquoi 30 minutes ? Parce que je veux que ce soit facile à suivre : ✔ pendant la pause déjeuner pour les professionnels, ✔ ou pendant la sieste pour certains aidants lorsque ce sera en journée, ✔ et surtout sans empiéter sur votre vie familiale. Je pensais également proposer un grand rendez-vous mensuel, chaque 15 du mois , afin que le plus grand nombre puisse être présent. 📅 Si nous lançons ce nouveau rendez-vous, le premier live aurait lieu le 15 septembre. Chaque mois, nous aborderions un thème précis avec des solutions concrètes, des démonstrations et un temps de questions réponses. Voici les grands thèmes prévus : 🧠 Mémoire & fonctions cognitives 💬 Communication & relation ⚠ Comportements difficiles ❤ Émotions & intelligence émotionnelle 🏡 Autonomie & activités de la vie quotidienne 🔬 Neurosciences appliquées 🏠 Adapter l'environnement 🤝 Mieux accompagner les aidants familiaux 👩⚕ Outils pour les professionnels 🌿 Les grandes transitions et les étapes difficiles L'objectif n'est pas de faire un cours. L'objectif est que vous repartiez 30 minutes plus tard avec au moins une solution que vous pourrez appliquer dès le lendemain. ❤ Alors j'ai une question très simple... Si je lance ce rendez-vous dès le 15 septembre ... est-ce que vous serez au rendez-vous ? Écrivez simplement : ✅ OUI, j'y serai Et si un thème vous intéresse particulièrement, dites moi lequel en commentaire. C'est lui qui ouvrira la série.
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👋 Bienvenue, je suis Audrey Albert- Commencez ici
À 16 ans, je ne faisais pas mes devoirs, enfin si à environ 2h00 du matin et je m’endormais dessus, la plupart du temps. Je m’occupais de mes parents malades. Je gérais leurs crises, leurs rendez-vous, leurs traitements, les hallucinations, la colère… Je portais sur mes épaules des responsabilités que personne ne m’avait apprises à gérer. J’ai connu la peur de tout oublier comme eux. La fatigue qui vous écrase jusqu’au cœur et vous donne envie d'hurler. La culpabilité qui vous ronge quand, malgré tout, on crie ou qu’on se sent impuissant, car après tout on n’est qu’une enfant. Je m’en souviens comme si c’était hier : le jour où ma mère a été diagnostiquée, sa première phrase a été : "Et maintenant tu vas m’abandonner, car je serai inutile.” Et il y a eu cette nuit avec mon père, terrifié : il hurlait de peur et voulait qu’on l’attache à son lit, persuadé qu’on allait l’enlever. J’étais seule, (pas de conseils internet, nous sommes en 1997) incapable de calmer leur détresse, me demandant comment protéger notre relation que j’aimais tant. Et puis il y avait les professionnels : Ceux qui me parlaient comme si je n’étais qu’une adolescente inutile. Les médecins qui me disaient : “Il n’y a rien à faire. Ils sont condamnés. Vous vivrez votre vie quand ils seront morts.” J’aurais pu les écouter. J’aurais pu me résigner. Mais j’ai choisi de ne pas les écouter. J’ai choisi de me battre pour eux, pour moi, pour notre relation. C’est là que tout a commencé. J’ai continué ce chemin en devenant aide-soignante diplômée d’État et en me formant à la pédagogie Montessori adaptée à la maladie d’Alzheimer. 20 ans plus tard, j’accompagne les aidants et les professionnels, ceux qui veulent aider mais qui s’épuisent, doutent, ou voient leur relation se fragiliser malgré l’amour qu’ils donnent. Et j’ai découvert une vérité qui a tout changé : Vous n’êtes pas obligé de vous épuiser pour accompagner. Vous pouvez garder votre humanité et préserver le lien, même dans la maladie.
⚕️ Faut-il toujours « réorienter » un résident désorienté ?
« Madame, nous sommes en 2026. Votre mari est décédé depuis 10 ans. Vous êtes en maison de retraite maintenant. » Sur le papier, c’est une réponse factuellement correcte. Mais dans certaines situations… est-ce vraiment la meilleure réponse professionnelle ? C’est toute la différence entre corriger une désorientation et accompagner une personne qui vit une réalité différente de la nôtre. 🔎 Ce que vous observez Un résident cherche son mari. Il vous demande : « Il vient quand me chercher ? » Vous savez qu’il est décédé. Votre premier réflexe peut être de lui rappeler la réalité. ➡️ « Votre mari est décédé. » Il repose la question quelques minutes plus tard. Vous recommencez. Puis encore. Et vous constatez parfois : · de l’angoisse ; · des pleurs ; · de l’agitation ; · de la colère ; · une demande répétitive qui augmente. Alors vous vous demandez : « Pourquoi il ne comprend pas ? » Mais peut-être que la véritable question est ailleurs. 🧠 Ce qui se joue réellement Dans les troubles neurocognitifs, la personne peut avoir des difficultés à traiter, stocker ou retrouver certaines informations récentes. Mais cela ne signifie pas que son besoin émotionnel a disparu. Et surtout : Une information vraie n'est pas forcément une information utile à cet instant. Si Madame cherche son mari, elle ne cherche peut-être pas uniquement une information. Elle peut chercher : ❤️ De la sécurité ❤️ une présence ❤️ un repère ❤️ une personne familière ❤️ à diminuer une inquiétude Si vous lui donnez uniquement la réponse factuelle : « Il est mort. » Vous répondez à la question cognitive. Mais pas forcément au besoin derrière la question. ⚠️ Le piège professionnel À force de vouloir « remettre dans la réalité », on peut involontairement transformer l'accompagnement en succession de corrections. ❌ « Non, ce n'est pas ici. » ❌ « Je vous l'ai déjà dit. » ❌ « Votre mari est décédé. » ❌ « Vous êtes en établissement. » ❌ « Nous sommes jeudi, pas dimanche. » Pour nous, ce sont des repères. Pour la personne désorientée, cela peut parfois devenir une succession de micro-échecs.
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⚕️ Faut-il toujours « réorienter » un résident désorienté ?
🧠 Le savais-tu ? Ton cerveau ne mémorise pas seulement ce qu’on lui dit… il mémorise surtout ce qu’il ressent.
Tu peux répéter une information 10 fois à une personne vivant avec des troubles cognitifs… Et pourtant, elle peut l’oublier quelques minutes plus tard. Mais fais-la rire. Rassure-la. Fais-la se sentir capable. Crée un moment de complicité. Et parfois, elle gardera quelque chose de ce moment bien plus longtemps. Pourquoi ? Parce que l’émotion donne du poids à l’expérience. 🧠 Ce qui se passe dans le cerveau Notre mémoire n'est pas une caméra qui enregistre tout de manière neutre. Elle sélectionne. Et lorsqu'une expérience est associée à une émotion forte, certaines structures cérébrales impliquées dans le traitement émotionnel participent à la consolidation du souvenir. C'est notamment pour cela qu'une personne peut avoir oublié : ❌ ce qu'elle a mangé ce midi ❌ pourquoi elle est venue dans une pièce ❌ ce que vous lui avez expliqué il y a 5 minutes …mais sourire immédiatement en entendant une chanson de sa jeunesse. Ou être touchée par une odeur. Un visage. Une voix. Un geste tendre. Un souvenir émotionnel. 👉 Le fait peut disparaître. L'émotion peut rester. Et c'est une information extrêmement importante lorsqu'on accompagne une personne vivant avec des troubles cognitifs. ❤️ Alors, faut-il chercher à lui faire retenir davantage d'informations ? Pas forcément. Il faut parfois changer complètement de question. Au lieu de : « Qu'est-ce que je dois lui faire mémoriser ? » Essayons : « Qu'est-ce que je veux qu'elle ressente ? » De la sécurité ? De la joie ? De la confiance ? De la fierté ? De l'apaisement ? De la connexion ? C'est là que l'accompagnement change. 🌱 Un exemple très concret Tu veux proposer une activité. Version classique : « Aujourd'hui, on va faire cet exercice. Il faut commencer ici, puis faire ça, puis ça… » Version LIEN® : « Tu veux qu'on fasse quelque chose ensemble ? J'ai trouvé ça qui pourrait te plaire. » Puis tu observes. Tu adaptes. Tu laisses choisir. Tu valorises. Tu partages le moment. Et surtout… tu ne cherches pas uniquement la réussite de l'activité.
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🧠 Le savais-tu ? Ton cerveau ne mémorise pas seulement ce qu’on lui dit… il mémorise surtout ce qu’il ressent.
🧠 Comment le cerveau crée une habitude… et pourquoi c’est essentiel avec Alzheimer
Tu fais toujours les choses dans le même ordre. Tu te lèves. Tu vas dans la salle de bain. Tu prends ton café. Tu t’habilles. Et tu n’as quasiment pas besoin d’y réfléchir. Pourquoi ? Parce que ton cerveau a appris à automatiser cette séquence. Et c’est une excellente nouvelle… jusqu’au jour où une maladie neurodégénérative vient modifier la façon dont le cerveau apprend, mémorise et s’adapte. 🧠 Une habitude, ce n’est pas simplement « faire toujours la même chose » Quand une action est répétée suffisamment souvent dans un contexte similaire, le cerveau peut progressivement la rendre plus automatique. Au départ : 👉 Tu dois réfléchir à ce que tu fais. Puis : 👉 Tu connais les étapes. Et avec la répétition : 👉 Certaines étapes deviennent presque automatiques. C’est ce qui nous permet de faire certaines choses quotidiennes sans mobiliser toute notre attention. Le cerveau économise ainsi de l'énergie cognitive. Et ça, c’est particulièrement intéressant dans l’accompagnement d'une personne vivant avec Alzheimer. 🔄 Le cerveau adore les repères Imagine maintenant une personne qui prend son petit-déjeuner depuis 20 ans presque toujours de la même manière. Même tasse. Même place. Même table. Même ordre. Même environnement. Pour nous, cela peut sembler insignifiant. Pour le cerveau, ce sont autant de repères qui permettent de prédire ce qui va se passer. Et lorsque la mémoire récente devient plus fragile, ces repères peuvent devenir particulièrement précieux. Parce que l'objectif n'est pas toujours de demander au cerveau : « Est-ce que tu te souviens de ce qu'il faut faire ? » On peut parfois plutôt lui permettre de reconnaître : « Ah oui… je connais cette situation. » 💡 C'est une différence fondamentale. ⚠️ Et c'est là que beaucoup d'accompagnants se trompent On pense parfois : « Il faut lui expliquer. » Alors on explique. Puis on réexplique. Puis on rappelle. Puis on insiste. Mais si le problème n'est pas seulement un manque d'information… …mais une difficulté à retrouver l'information au bon moment, répéter davantage ne règle pas forcément le problème.
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🧠 Comment le cerveau crée une habitude… et pourquoi c’est essentiel avec Alzheimer
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