Arrêtez de confondre autorité et éducation. La question que j’ai posée vaut mieux que vos mille interdictions.
Ce qu'il s'est passé ce matin : Ma fille est très attachée à son doudou. Comme tous les enfants. Il la rassure. Il l’accompagne pour dormir. Et ce matin, elle voulait l’emmener à l’école pour le montrer à ses copines. J’ai immédiatement vu les risques : oubli, emprunt, déterioration, Dans ce genre de situation, la majorité des adultes réagit comme ça : ❌ Non, un doudou ça reste à la maison. ❌ Et si quelqu’un te le vole ? ❌ Je décide pour toi, point. 100% Autorité. 100% Contrôle. 0% Apprentissage. Sauf qu’à ce moment-là, ce n’est pas l’enfant qui choisit. C’est l’adulte qui prend la responsabilité à sa place. Alors j’ai fait autre chose. Je lui ai posé UNE seule question : 👉 « Augustine, es-tu prête à perdre ton doudou ? » Silence de plusieurs secondes. Puis elle m’a répondu non. Et elle a décidé elle-même de le laisser à la maison. Fin de l’histoire. Pourquoi cette question change tout ? Parce que : je lui permets de réfléchir en conscience, je lui donne accès aux conséquences réelles, je lui rends la responsabilité de son choix. Et surtout : je ne pose cette question QUE si je suis prêt à ce qu’elle perde son doudou. Sinon, ce serait de la manipulation déguisée. Et de la culpabilisation assurée si ça tourne mal. Dans cette posture : - je ne suis pas émotionnellement impliqué, - j’accepte toutes les issues, - je ne sauve pas, je la responsabilise. Ça peut vous paraître anodin. Mais ce schéma se rejoue tous les jours : à la maison, à l’école, dans la vie. Un adulte qui “sait mieux”. Un enfant à qui on enlève la possibilité de choisir. Puis, plus tard, un ado qui s’oppose. Un adulte qui ne sait plus décider par lui-même. Et on s’étonne ensuite ... 👉 Arrêtez d'appeler ça de l’éducation. C’est du conditionnement.