Quand on ne sait plus quoi dire⊠mais quâon reste prĂ©sent
Hier soir, mon fils de 12 ans mâappelle avant de dormir.Il nâest pas bien. Il me confie une peur qui tourne en boucle dans sa tĂȘte :đ « Plus tard, Ă 18 ou 22 ans, je vais continuer Ă jouer aux jeux vidĂ©o, je serai fainĂ©ant, je ne saurai pas gĂ©rer mon argent, je nâaurai pas de travail, pas de copine⊠» Ces pensĂ©es lâangoissent au point de lui faire mal au ventre et de lâempĂȘcher de dormir. Je lui propose dâen reparler le lendemain. đ Le lendemain : creuser⊠puis se sentir bloquĂ© On sâassoit ensemble. Je lâĂ©coute, je creuse, je pose des questions. Il me dĂ©crit trĂšs bien ce quâil ressent : - ça lui fait mal dans la tĂȘte - ça lui fait mal au ventre - il y pense tout le temps Je vais avec lui dans ces moments-lĂ . Je questionne⊠puis plus rien. đ Plus de questions qui viennentđ Une sensation de tourner en rondđ Et mĂȘme un dĂ©but de panique intĂ©rieure en tant que Coach... Il Ă©tait vraiment en attente de rĂ©sultat... Je recommence alors Ă poser des questions dĂ©jĂ posĂ©es. Et lĂ , il me dit : « Oui mais ça, je tâai dĂ©jĂ rĂ©pondu⊠» đ La bascule : mĂ©tacommuniquer au lieu de fuir PlutĂŽt que de forcer⊠jâai choisi de dire ce qui se passait. Je lui ai dit : « Ăcoute, je vais peut-ĂȘtre te reposer les mĂȘmes questions, mais câest pour continuer Ă creuser avec toi⊠et peut-ĂȘtre que tu y rĂ©pondras diffĂ©remment. » đ Et ça a tout changĂ©. Pourquoi ?Parce que le lien est restĂ© intact.Parce que je nâai pas fait semblant de âmaĂźtriserâ.Parce que je suis restĂ© avec lui, sincĂšrement. âïž Ensuite : rééquilibrer sa vision Je suis allĂ© chercher avec lui des contre-exemples. đ Des jeunes qui, Ă son Ăąge, pouvaient ĂȘtre comme luiâŠđ Et qui, plus tard, ont Ă©voluĂ© diffĂ©remment On en a trouvĂ© plusieurs.Puis encore.Puis encore. (Par lui, pas seulement par moi.) đĄ La question clĂ© Je lui demande : « Comment tu te sens quand tu vois ça ? » RĂ©ponse : « Ăa va mieux⊠je me sens plus dĂ©tendu. » Puis il me regarde et me dit : « Viens, fais-moi un cĂąlin. »