Avoir foi en soi
Il y a des personnes qui avancent dans la vie comme s’ils demandaient pardon d’exister.
Ils entrent dans une pièce en espérant ne pas déranger.Ils aiment en ayant peur d’être quittés.Ils rêvent en pensant déjà à l’échec.Ils regardent leurs désirs comme quelque chose de trop grand pour eux.
Et puis il y a un jour.
Un jour où quelque chose se fracture à l’intérieur.Pas forcément dans le bruit.Parfois dans un silence immense.
Le jour où l’on comprend que le monde extérieur finit toujours par épouser la forme de notre monde intérieur.
Que celui qui doute profondément de sa valeur finit souvent par construire une vie qui confirme ce doute.Et que celui qui croit, profondément, viscéralement, presque cellulairement… finit par déplacer des montagnes invisibles.
Aujourd’hui, je voudrais vous parler de la foi.
Pas la foi religieuse.
La foi humaine.
La foi intérieure.La foi en son chemin.La foi en cette petite voix qui murmure parfois au fond de nous :
« Continue. Même si tu ne vois pas encore. »
Parce que la foi… ce n’est pas croire que tout sera facile.
La foi, c’est continuer à marcher alors qu’il n’y a encore aucune preuve visible que le chemin existe.
Et ça… c’est vertigineux.
Nous vivons dans un monde qui valorise la preuve avant l’élan.Le résultat avant l’intuition.La validation avant le rêve.
On nous demande :« Quels sont tes diplômes ? »« Quelles sont tes garanties ? »« Quels sont tes résultats ? »
Mais les plus grandes transformations humaines n’ont jamais commencé par des preuves.
Elles ont commencé par une conviction.
Une conviction si profonde qu’elle a précédé la réalité.
Tous les grands bâtisseurs de destin ont vécu cela.
Avant qu’une œuvre existe… quelqu’un y croyait déjà.Avant qu’un amour guérisse… quelqu’un y croyait déjà.Avant qu’un être se relève… quelqu’un croyait encore en lui alors qu’il avait cessé d’y croire lui-même.
La foi précède souvent le visible.
Et parfois même… elle le crée.
Je vais vous dire quelque chose de difficile à entendre :
La majorité des gens ne meurent pas de manque de talent.
Ils meurent de manque de foi.
Ils abandonnent quelques centimètres avant leur propre naissance intérieure.
Parce qu’ils ont appris à regarder leur vie avec les yeux de leurs blessures.
Quand un enfant grandit sans être profondément regardé…sans être profondément choisi…sans être profondément encouragé…
il finit par croire qu’il doit mériter le droit d’exister.
Alors il doute.Il hésite.Il se coupe de son élan vital.
Et un jour, il appelle cela « réalisme ».
Mais ce n’est pas du réalisme.
C’est une ancienne blessure devenue une vision du monde.
La foi en soi n’est pas de l’arrogance.Ce n’est pas croire qu’on est supérieur.
C’est croire que notre existence a un sens.
Que notre intuition mérite d’être écoutée.Que notre désir profond n’est pas là par hasard.
La foi, c’est cette force étrange qui permet à certains êtres de continuer alors qu’objectivement… ils auraient dû abandonner depuis longtemps.
Et si vous regardez bien votre vie…les moments les plus miraculeux ne sont pas forcément ceux où tout était logique.
Ce sont souvent ceux où quelque chose en vous savait avant vous.
Vous avez sûrement déjà vécu cela.
Cette sensation inexplicable.Cette certitude silencieuse.Ce moment où tout le monde disait « impossible »…mais où quelque chose en vous répondait :
« Non. Pas impossible. Pas pour moi. »
La foi commence là.
Elle commence quand la voix intérieure devient plus forte que le bruit extérieur.
Quand on cesse de demander au monde la permission d’être soi.
Quand on comprend que l’univers ne répond pas seulement à ce que nous voulons… mais à ce que nous croyons profondément possible.
Parce que nos pensées ne sont pas neutres.
Nos pensées sculptent notre posture intérieure.Notre posture intérieure influence nos choix.Nos choix créent notre trajectoire.Et notre trajectoire finit par devenir notre réalité.
La foi transforme la manière de marcher.De parler.D’aimer.De résister.De recommencer.
Elle transforme même notre capacité à traverser la douleur.
Deux êtres peuvent vivre exactement la même tempête.
L’un s’effondre.L’autre se transforme.
La différence n’est pas toujours la force.
Souvent… c’est le sens.
Celui qui croit qu’il existe encore une lumière avance différemment dans la nuit.
La foi n’empêche pas les blessures.
Elle empêche les blessures de devenir une condamnation.
Et je crois profondément à cela :
La foi véritable produit des miracles humains.
Pas forcément des miracles surnaturels.
Mais des miracles immenses malgré tout.
Le miracle d’un être qui se reconstruit après avoir été détruit.Le miracle d’une femme qui ose enfin prendre sa place.Le miracle d’un homme qui cesse de se trahir.Le miracle d’un cœur qui recommence à aimer après l’abandon.Le miracle d’un destin qui change parce qu’un jour quelqu’un a décidé :
« Je vais arrêter de vivre contre moi-même. »
Les miracles commencent rarement dans le ciel.
Ils commencent dans une décision intérieure.
La décision de ne plus abandonner son âme.
Et peut-être que la foi, au fond…ce n’est pas être certain de l’avenir.
Peut-être que la foi, c’est simplement refuser de trahir ce que l’on sent profondément vivant en soi.
Même dans le doute.Même dans la peur.Même dans l’obscurité.
Parce qu’il existe des moments où la vie teste une seule chose :
La profondeur de notre conviction.
Alors aujourd’hui, j’aimerais vous poser une question.
Et si la personne qui devait enfin croire en vous…c’était vous ?
Pas demain.Pas quand vous serez parfait.Pas quand vous serez rassuré.
Maintenant.
Parce qu’il y a peut-être en vous un destin entier qui attend simplement votre permission pour exister.
Et parfois…
une vie bascule au moment précis où un être décide enfin de croire en sa propre lumière.Myriam 🌺
12
7 comments
Myriam Fassio
5
Avoir foi en soi
MENSOR: La réVolution psy
MenSor est une communauté dédiée à la formation, au training et au partage autour des outils "nouvelle génération" au service de l’inconscient.
Leaderboard (30-day)
Powered by