Extrait du livre "Trauma, en finir avec nos violences" de Juliet Drouar.
Je suis curieux de savoir ce que ça vous évoque ?
"J'ai beaucoup d'émotions et d'empathie pour les personnes que je reçois, il me semble d'ailleurs qu'il manque un mot pour décrire cet amour échangé dans le cadre thérapeutique qui n'est ni filial, ni amical, ni amoureux. Mais c'est de l'amour, c'est sûr. Un amour thérapeutique ? D'ailleurs, j'ai pu observer qu'un grand levier thérapeutique était « qu'on se choisisse » mutuellement. Plus j'ai envie d'être en lien avec la personne que je reçois dans le cadre de ses séances, ce qui est tout à fait subjectif, et plus le travail « avance » car le lien est d'autant plus fort. Il est donc nécessaire pour moi, en tant que thérapeute, de m'autoriser à choisir avec ma subjectivité les personnes que je reçois. Bref, ce dispositif ne cesse de m'étonner, de m'intéresser et de m'émouvoir. J'y suis particulièrement à l'aise car je m'y sens moi-même en sécurité."