Un résident refuse de manger.
Et immédiatement, on entend :
👉 Il n’a pas faim
👉 C’est la maladie
👉 C’est un trouble de la déglutition
Non.
Dans une grande majorité des cas,
👉 Le problème n’est pas dans l’assiette.
Il est dans la relation.
Le cerveau Alzheimer ne refuse pas.
👉 Il se protège.
Face à quoi ?
- Une incompréhension
- Une perte de contrôle
- Une pression implicite
- Un environnement non sécurisant
Résultat :
➡️ Le système émotionnel prend le dessus
➡️ Et le refus devient une réponse logique
Soyons clairs :
👉 Forcer quelqu’un à manger, même gentiment
c’est renforcer le refus neurologiquement
Pourquoi ?
Parce que le cerveau associe :
👉 Repas = stress
Et à partir de là :
➡️ Chaque repas devient plus difficile que le précédent
Tu as déjà vu ça :
- Une personne qui ferme la bouche dès que la cuillère approche
- Qui tourne la tête
- Qui s’agite au moment du repas
Et pourtant…
👉 Elle mange avec une autre personne
👉 Ou dans un autre contexte
➡️ Donc ce n’est pas un problème de capacité
C’est un problème de conditions
Avant de chercher à faire manger, pose-toi 3 questions :
- 👉 Est-ce que cette personne comprend ce qu’on attend d’elle ?
- 👉 Est-ce qu’elle se sent en sécurité ?
- 👉 Est-ce qu’elle a encore du contrôle sur la situation ?
Si la réponse est non à une seule de ces questions :
➡️ Le refus est logique
Dans la méthode LIEN®, on ne cherche pas à lutter contre le refus.
👉 On modifie :
- Le rythme
- L’environnement
- La posture professionnelle
- La qualité du lien
Et là, quelque chose change.
➡️ Le repas redevient possible
➡️ Sans forcer
➡️ Sans tension
➡️ Sans rapport de pouvoir