Les plateformes nous imposent des règles qui changent sans cesse, et chaque hôte doit s'y plier sans aucun recours. Pourquoi ne pas rendre le contrat de location obligatoire en France pour toute location saisonnière ? Il y a quelques années, c'était une usine à gaz administrative. Aujourd'hui, avec la signature électronique, la traduction automatique et l'IA, c'est devenu un jeu d'enfant. Le processus proposé Le voyageur fait une demande de réservation. La plateforme l'informe de l'obligation de signer un contrat. Le voyageur accepte. L'hôte lui envoie alors une fiche à remplir, avec ses pièces d'identité à joindre. Le voyageur reçoit le contrat, traduit si besoin dans sa langue, et le signe électroniquement. L'hôte le contresigne. L'identité des deux parties n'est dévoilée qu'une fois la réservation confirmée et non annulable, ce qui protège aussi bien l'hôte que le voyageur et évite le contournement de la plateforme. Les avantages Nous gardons la main sur nos règles : l'hôte fixe ses conditions, et c'est au législateur de définir et sanctionner les clauses abusives de certains hôtes. Nous connaissons enfin l'identité du voyageur : plus de réservations anonymes, ce qui responsabilise tout le monde en cas de dégradations, de nuisances ou de litige. Chacun connaît précisément ses droits et devoirs : règlement intérieur, capacité d'accueil, caution, annulation, tout est écrit et accepté avant l'arrivée, ce qui réduit les conflits et les recours. Un cadre juridique clair en cas de litige : le contrat signé constitue une preuve opposable, pour l'hôte comme pour le voyageur. Un frein sérieux aux usages détournés : prostitution, marchands de sommeil, locations illégales ou frauduleuses deviendraient pratiquement impossibles, faute d'anonymat. Une harmonisation nationale : un socle contractuel commun, avec des clauses obligatoires et des clauses libres, simplifie la vie des hôtes comme des voyageurs, notamment étrangers. Pour aller plus loin Ce dispositif pourrait s'appuyer sur un modèle de contrat national, avec un tronc commun légal et des annexes personnalisables par l'hôte. Il compléterait utilement l'enregistrement des meublés (numéro d'enregistrement de la loi Le Meur) déjà en place.