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Académie de l'Etre

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MENSOR: La réVolution pSy

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3 contributions to MENSOR: La réVolution pSy
L’ACNÉ : QUITTER LE TERRITOIRE DE SA MÈRE POUR ENFIN MONTRER SON VRAI VISAGE
On nous dit que l’acné est une histoire d’hormones, de sébum, de follicules, d’inflammation, de bactéries. Et biologiquement, bien sûr, tout cela existe. Mais moi, ce qui m’intéresse, c’est une autre question. Pourquoi ce visage-là ? Pourquoi à cet endroit-là ? Pourquoi précisément à ce moment-là de la vie ? Pourquoi souvent au moment exact où l’enfant commence à devenir autre chose que l’enfant de sa mère ?
Parce que la peau n’est pas un organe anodin. La peau est notre frontière. C’est elle qui délimite ce qui est moi et ce qui n’est pas moi. C’est elle qui permet le contact. C’est elle aussi qui permet la séparation. Avant même les mots, avant même la pensée, avant même que l’enfant puisse dire « je », son corps sait déjà ce que signifie être touché, porté, contenu, repoussé, envahi, abandonné. La peau est le premier territoire de la relation.
Dans ma grille de lecture, lorsqu’une problématique apparaît sur la peau, j’interroge toujours cette question fondamentale : puis-je être en contact avec l’autre sans être envahi par lui ? Puis-je me séparer de l’autre sans perdre son amour ?
Et lorsqu’il s’agit du visage, cette question devient encore plus puissante.
Parce que le visage est ce que je présente au monde. Mon visage dit : « Voilà qui je suis. » Il porte mon identité, ma singularité, ma différence. Il porte aussi le regard que les autres posent sur moi.
Mais il existe quelque chose d’encore plus ancien.
Le visage est aussi le premier paysage de l’enfant.
Avant même de comprendre les mots, avant même de savoir qui il est, l’enfant rencontre le visage de sa mère. Il y cherche la sécurité, l’accordage, l’autorisation d’exister, l’amour, le sourire, la reconnaissance. Il apprend littéralement le monde à travers ce visage. Il y lit : « Est-ce que tout va bien ? Est-ce que je peux me détendre ? Est-ce que je suis accueilli ? Est-ce que je suis aimé ? »
Le visage maternel devient ainsi l’une des toutes premières interfaces entre l’enfant et le monde.
Et c’est précisément pour cela que, dans ma lecture symbolique, le visage peut devenir un territoire extrêmement chargé au moment de l’adolescence.
Parce que l’adolescence est un passage. L’enfant doit progressivement quitter le territoire maternel pour construire le sien.
Il doit commencer à choisir.
À penser différemment.
À aimer ailleurs.
À avoir ses secrets.
À dire non.
À prendre ses propres décisions.
À créer sa propre vie.
À devenir identifiable comme un être séparé.
Autrement dit, il doit peu à peu quitter le visage de sa mère pour construire le sien.
Et imaginez maintenant que, dans cette famille, cette émancipation soit inconsciemment interdite.
Pas nécessairement par des phrases.
Une mère peut sincèrement dire : « Je veux que mon enfant soit indépendant », tout en transmettant émotionnellement exactement l’inverse.
Parce que l’inconscient ne travaille pas uniquement avec ce que nous disons. Il travaille avec les loyautés, les peurs, les traumatismes, les séparations anciennes, les morts, les abandons, les deuils, les arrachements, les histoires familiales qui n’ont jamais été digérées.
Une mère peut porter en elle toutes les femmes qui, avant elle, ont perdu un enfant.
Toutes celles qui ont été abandonnées.
Toutes celles qui ont dû survivre seules.
Toutes celles qui ont vu partir quelqu’un qui n’est jamais revenu.
Toutes celles pour lesquelles la séparation signifiait réellement la disparition.
Et l’enfant peut recevoir cette mémoire relationnelle sans jamais en connaître l’histoire.
Il ne se dit pas intellectuellement : « Ma mère porte une peur transgénérationnelle de la séparation. »
Il ressent simplement quelque chose.
« Si je m’éloigne, maman souffre. »
« Si je deviens autonome, je la trahis. »
« Si je réussis sans elle, je l’abandonne. »
« Si j’aime quelqu’un d’autre, je lui retire quelque chose. »
« Si je deviens moi, je risque de perdre notre lien. »
Voilà la double contrainte.
Devenir adulte tout en restant l’enfant.
Partir sans partir.
Se séparer sans se séparer.
Exister sans cesser d’appartenir.
Dans ma grille de lecture, cette interdiction d’émancipation peut s’inscrire symboliquement sur plusieurs territoires du corps.
Le visage, parce qu’il représente l’identité exposée au monde.
Les jambes, parce qu’elles permettent de s’éloigner.
Les pieds, parce qu’ils permettent de prendre sa propre direction.
Le visage demande : « Qui ai-je le droit de devenir ? »
Les jambes demandent : « Ai-je le droit de partir ? »
Les pieds demandent : « Ai-je le droit de prendre mon propre chemin ? »
Et lorsqu’une famille porte une interdiction profonde de s’émanciper, ces territoires deviennent particulièrement intéressants à observer.
Dans cette lecture, l’acné du visage peut alors être interrogée comme une frontière qui se soulève précisément au moment où l’individu cherche à devenir visible comme personne séparée.
Comme si le visage exprimait ce que l’enfant ne peut pas encore dire :
« Je veux être moi. »
« Je veux que tu me laisses partir. »
« Je veux que tu m’aimes sans me retenir. »
« Je veux pouvoir me séparer de toi sans avoir la sensation de te détruire. »
« Je veux avoir mon propre visage. »
Et il existe quelque chose de profondément paradoxal dans l’acné.
À l’âge où l’adolescent devrait aller vers les autres, séduire, rencontrer, être regardé, sortir du cercle familial, construire sa vie sociale et amoureuse, son visage peut devenir précisément ce qui lui donne envie de se cacher.
Il veut sortir, mais il se cache.
Il veut être regardé, mais il redoute le regard.
Il veut aller vers l’autre, mais sa peau devient un territoire de distance.
Il veut devenir autonome, mais quelque chose semble le ramener à l’intérieur.
Symboliquement, nous retrouvons exactement la question de la peau :
Approche-moi.
Éloigne-toi.
Regarde-moi.
Ne me regarde pas.
Aime-moi.
Laisse-moi partir.
Ne m’abandonne pas.
Et lorsqu’une inflammation importante existe, dans ma grille de lecture, j’interroge également la colère.
La colère de celui qui voudrait pouvoir dire non.
La colère d’avoir été envahi.
La colère d’avoir dû rassurer sa mère.
La colère d’avoir compris très tôt que sa liberté avait un prix.
La colère de sentir qu’il faut choisir entre sa propre vie et la tranquillité émotionnelle de l’autre.
Et lorsqu’une dimension infectieuse est présente, symboliquement, j’explore aussi la haine.
Pas nécessairement une haine consciente de la mère.
On peut aimer profondément quelqu’un et porter simultanément une violence immense contre ce qu’il nous empêche d’être.
La haine de l’emprise.
La haine de la culpabilité.
La haine de devoir renoncer à soi pour préserver quelqu’un.
La haine de cette injonction invisible :
« Tu peux partir… mais regarde ce que ton départ me fait. »
Et parfois, cette colère ou cette haine n’appartiennent même pas entièrement à l’enfant.
Elles peuvent être héritées.
Parce qu’une mère qui retient a parfois été une fille retenue.
Une mère qui supporte difficilement l’autonomie de son enfant a parfois elle-même grandi dans un système où partir était interdit.
Une mère qui vit la séparation comme un abandon peut porter une histoire familiale remplie de séparations catastrophiques.
Alors la question thérapeutique devient beaucoup plus profonde que : « Pourquoi ai-je de l’acné ? »
Elle devient :
« De quoi suis-je empêché lorsque je veux devenir moi ? »
« Qui ai-je peur de perdre si je deviens autonome ? »
« À qui serais-je déloyal si je réussissais ma séparation ? »
« Quelle femme, avant moi, n’a pas pu laisser partir son enfant ? »
« Quelle séparation, dans mon histoire familiale, a été vécue comme une catastrophe ? »
« Quelle culpabilité m’empêche encore de prendre ma place ? »
Parce que s’émanciper de sa mère ne signifie pas cesser de l’aimer.
Voilà peut-être l’une des confusions les plus profondes de certaines familles.
Partir n’est pas abandonner.
Grandir n’est pas rejeter.
Choisir sa vie n’est pas trahir.
Devenir soi n’est pas tuer le lien.
L’émancipation saine ne détruit pas l’amour.
Elle le transforme.
Un enfant ne devrait jamais avoir à choisir entre son autonomie et l’amour de sa mère.
Il devrait pouvoir entendre, explicitement ou implicitement :
« Va.
Vis.
Aime.
Choisis.
Réussis.
Éloigne-toi si ta vie t’appelle ailleurs.
Tu ne me dois pas ton immobilité.
Tu ne me dois pas ta dépendance.
Tu ne me dois pas de rester petit pour que je me sente encore mère.
Tu peux devenir entièrement toi sans cesser d’être mon enfant. »
Parce qu’au fond, le véritable travail de séparation n’est peut-être pas de couper le lien.
C’est de retirer du lien tout ce qui empêche de vivre.
Et peut-être que devenir adulte commence exactement là.
Lorsqu’on comprend que notre visage n’a pas été créé pour refléter éternellement celui de notre mère.
Le visage est le premier paysage que l’enfant contemple.
Mais il arrive un âge où l’enfant doit quitter ce paysage.
Non pas pour l’effacer.
Non pas pour le renier.
Non pas pour cesser de l’aimer.
Mais pour découvrir le sien.
Parce que pour devenir adulte, il faut un jour quitter le territoire de sa mère, cesser de chercher son existence dans son regard, et accepter enfin de montrer au monde son vrai visage.🥰Myriam🥰
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Merci beaucoup Myriam! Je suis tjrs très touchée par vos textes qui ns ouvrent des chemins de réflexion profonde... Pourriez vous ns éclairer sur la perte de cheveux chez la jeune femme? Merci
Fête de La musique ..faites de la musique..ma premiere passion..
La musique est probablement l’une des rares choses capables de contourner toutes les défenses de l’être humain.Avant même les mots, avant même les explications, avant même la pensée, il y a la vibration.Un enfant dans le ventre de sa mère entend déjà le rythme du cœur maternel. Son premier langage n’est pas verbal. Son premier langage est vibratoire.La musique accompagne l’humanité depuis toujours parce qu’elle parle directement à une partie de nous qui existait avant le langage, avant l’éducation, avant les croyances et parfois même avant les souvenirs conscients.Elle traverse les filtres.Elle passe là où les mots échouent.Combien de fois avons-nous entendu une chanson capable de nous faire pleurer alors que nous pensions aller bien ?Combien de fois une simple mélodie a-t-elle réveillé un souvenir que nous croyions disparu ?Combien de fois quelques notes ont-elles fait renaître un amour, une douleur, une joie ou une nostalgie enfouis depuis des décennies ?La musique possède cette capacité extraordinaire de dialoguer directement avec l’inconscient.Dans la logique du Transposé Familia, nous n’héritons pas seulement d’une famille. Nous héritons d’une manière de ressentir le monde.Chaque émotion vécue par l’enfant laisse une empreinte dans sa programmation intérieure.Et la musique possède un accès privilégié à ces empreintes.Elle peut réactiver les blessures.Elle peut réveiller les joies.Elle peut remettre en mouvement ce qui était figé.Elle peut redonner vie à ce qui semblait mort.Une musique n’est jamais seulement une succession de notes.Elle devient un portail.Un passage entre le présent et l’ensemble de notre histoire.Lorsque certaines chansons nous bouleversent, ce n’est pas parce qu’elles sont belles.C’est parce qu’elles résonnent avec quelque chose qui existe déjà en nous.Elles rencontrent une mémoire.Une blessure.Une espérance.Une partie oubliée de notre être.Dans le Transposé Totallis, l’être humain est le résultat d’innombrables couches de programmation qui se superposent : l’histoire familiale, les héritages transgénérationnels, les croyances, les traumatismes, les loyautés invisibles, les expériences de vie.La musique a cette capacité unique de traverser simultanément toutes ces couches.Elle peut toucher l’enfant que nous étions.L’adolescent blessé.L’adulte que nous sommes devenus.Parfois même des mémoires dont nous ignorons l’existence.Mais la musique ne fait pas que nous relier à nous-mêmes.Elle nous relie aussi aux autres.Depuis la nuit des temps, les êtres humains chantent ensemble.Autour d’un feu.Dans les temples.Dans les stades.Dans les églises.Dans les mariages.Dans les enterrements.Dans les moments de joie comme dans les moments de détresse.La musique rassemble là où les mots divisent.Elle crée des ponts entre des personnes qui ne se connaissent pas.Elle synchronise les cœurs.Elle harmonise les émotions.Elle transforme un groupe d’inconnus en une communauté qui ressent la même chose au même instant.Lorsque des milliers de personnes chantent ensemble, quelque chose d’extraordinaire se produit.Les frontières disparaissent.Les différences s’effacent.Pendant quelques minutes, il n’y a plus de profession, plus d’âge, plus de statut social, plus de religion.Il n’y a plus qu’une seule émotion qui circule d’un cœur à l’autre.Une seule vibration.Une seule humanité.La musique est également une immense consolatrice.Elle nous accompagne lorsque personne ne comprend notre douleur.Elle s’assoit silencieusement à nos côtés dans les moments les plus difficiles.Elle met des mots sur nos larmes lorsque nous ne savons plus expliquer ce que nous ressentons.Combien de personnes ont trouvé la force de traverser un deuil, une séparation, une maladie ou une solitude grâce à une chanson ?Comme si quelqu’un, quelque part, avait vécu exactement la même chose et avait laissé une trace pour nous montrer que nous n’étions pas seuls.La musique nous rappelle que nos blessures sont humaines.Qu’elles sont partagées.Qu’elles peuvent être traversées.Mais elle est aussi bien davantage encore.Elle devient la bande originale de notre existence.Chaque vie possède sa propre playlist émotionnelle.Certaines chansons deviennent les gardiennes de notre enfance.D’autres nous rappellent un premier amour.D’autres encore un voyage, une naissance, un succès, une rupture ou la disparition d’un être cher.Quelques notes suffisent alors pour faire ressurgir tout un chapitre de notre histoire.La musique devient la mémoire émotionnelle de notre vie.Elle archive ce que le temps semble effacer.Elle conserve les couleurs de nos souvenirs.Elle garde vivants des instants que nous pensions perdus.Lorsque nous entendons certaines mélodies, ce n’est pas seulement une chanson que nous retrouvons.C’est une version ancienne de nous-mêmes.L’enfant.L’adolescent.L’amoureux.Le parent.La personne que nous étions à cet instant précis.Car la musique possède ce pouvoir extraordinaire de suspendre le temps.Et peut-être est-ce là son plus grand mystère.Elle accompagne chacun des grands chapitres de notre existence.Elle console nos blessures.Elle célèbre nos victoires.Elle rassemble les êtres humains.Elle relie les générations.Elle traverse les siècles.Elle garde vivants nos souvenirs.Et elle nous rappelle, lorsque nous l’avons oublié, que derrière nos peurs, nos programmations, nos conflits et nos différences, nous appartenons tous à la même symphonie humaine.Peut-être que la musique est l’une des plus belles preuves que nous ne sommes pas faits pour vivre séparés.Peut-être est-elle la langue universelle de l’âme.Et peut-être que chaque chanson qui nous bouleverse n’est rien d’autre qu’un morceau de nous-mêmes qui vient doucement nous retrouver.
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«Le rythme et l’harmonie, plus que tout, pénètrent au fond de l’âme, la touchent avec une force d’une très grande puissance en lui apportant la grâce » Platon
3 juillet à Bordeaux
On se retrouve pour une soirée transformation
3 juillet à Bordeaux
0 likes • Jun 10
Bonjour Myriam, comment s'y inscrire? Le lien sur l'affiche ne me donne rien 🙏
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Ysa Sagnette
1
4 points to level up
@ysa-sagnette-6905
Je suis un être de coeur

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Joined Jun 9, 2026
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