Je me réveille encore souvent en mode catastrophe. C’est une habitude. Une vieille habitude de survie, liée à un tas de trucs, mon histoire. Mais c’est aussi une vraie habitude. Heureusement, aujourd’hui, ce mode catastrophe n’est pas systématique, et s’il arrive il ne dure pas, quelques minutes au max. Pourquoi ? Pas parce que je le fuis ou je peste contre. Parce que je l’accueille direct ;) Je lui fais une grande place, je l’écoute. Car il est souvent en lien avec quelque chose de nouveau que je suis en train de vivre. Ou parfois, rien de nouveau, juste l’habitude, pour mieux cerner le vide. Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que bien sûr, quand j’accompagne des personnes à libérer quelque chose (le business, un détail 😜) qui les a limité jusque là, bien sûr que j’accompagne la peur avec. La peur fait complètement partie du process, et plus vite on l’intègre, plus vite elle peut s’installer dans une part créative plutôt qu’une part limitante pour la personne. Et après, on peut enfin « travailler ». ça fait de la place. Oui, car la peur peut prendre toute la place à l’insu de la personne. j’ai connu cet état à la fois grisant, à la fois totalement sous pression d’avoir besoin de la peur pour se dépasser. ou bien l’inverse total, des mois et des mois sous terre en attendant que « ça » passe, bloquée par des vagues de procrastination. des petits succès par à coups, des inerties d’action au milieu. ça pourrait être ok, sauf que tout ça se faisait dans la force. mes concerts. mes business. Le lancement de mon cabinet. puis de mes programmes. je vous préviens, ça va être un long post. Parce que le sujet est complexe. La peur a de nombreux bénéfices. Alors c’est parti. On va parler de ces bénéfices. J’ai toujours eu du mal à recevoir. Je me contentais du peu. et je grattais tout dans ce peu. Au cas où il n’y en aurai plus après. Je mangeais tout, je prenais toutes les p’tites miettes. Aujourd’hui, il y a -enfin- quelque chose de paisible à avoir plaisir à recevoir.