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4 contributions to La communauté LIEN
⚕️Comment réagir face à une insulte sans le prendre personnellement ?
Dans l’accompagnement des personnes atteintes de troubles cognitifs, certaines phrases peuvent toucher fort : une insulte, un mot dur, un rejet… et pourtant, derrière ces mots, il n’y a presque jamais une intention personnelle. Il y a autre chose. Un cerveau qui ne filtre plus comme avant. Une émotion qui déborde. Une régulation qui ne fait plus le tri comme auparavant. 1. Ce que le cerveau exprime n’est pas toujours ce que la personne ressent Quand la mémoire et les fonctions exécutives s’altèrent, la capacité à inhiber les paroles diminue fortement. Ce filtre qui, normalement, empêche de dire certaines choses “brutes” devient plus fragile. Résultat : ce qui sort peut être direct, parfois violent… mais rarement construit comme une attaque personnelle. 👉 Ce n’est pas dirigé contre toi 👉 C’est une décharge émotionnelle mal régulée 2. Le premier réflexe : ne pas répondre à l’émotion par l’émotion C’est ici que tout se joue. Si on répond à une insulte par une réaction émotionnelle, on entre dans un cercle de tension. Mais si on crée une micropause intérieure : - respiration plus lente - posture stable - regard neutre On évite l’escalade. On ne valide pas l’insulte. On ne la renforce pas. On la laisse passer sans l’absorber. 3. Le recadrage mental immédiat Une phrase simple à se répéter mentalement : “Ce n’est pas dirigé contre moi. C’est une expression de confusion ou de détresse.” Ce recadrage permet de basculer du réflexe de défense vers une posture de régulation. 4. La réponse juste : contenir, pas confronter Dans la majorité des situations, la meilleure réponse n’est pas une explication. C’est une présence stable : - “Je vois que vous êtes en colère.” - “Je suis là avec vous.” - “On va traverser ça ensemble.” On ne corrige pas le contenu. On régule l’état émotionnel. 5. Et si la personne avait déjà un tempérament d’insulte ou d’agressivité ? C’est un point important. Même si, avant la maladie, la personne avait déjà tendance à s’emporter ou à utiliser des mots durs, cela change la forme… mais pas le fond de la lecture.
⚕️Comment réagir face à une insulte sans le prendre personnellement ?
Un jour ma maman m'a accusé d'avoir couché avec mon père 😭, c'était très dur. Voyant que la situation dégénérait tant que je restais en sa présence, je suis partie pendant une petite heure, obligée de laisser mon père avec elle (il a fait le gros dos et la laissait parler). Quand je suis revenue, c'était comme si rien ne s'était passé. (Sauf que dans notre tête cela reste, un peu comme une gifle, mais on relativise)
Away from fer / Loin d'elle
Il y a des histoires qui dérangent parce qu’elles touchent à quelque chose de profondément humain : la fidélité, le couple… et ce qui reste quand la mémoire s’efface. 🎬 Away from Her Fiona et Grant sont mariés depuis des années. Une vie simple, construite, solide. Puis la maladie s’installe. Progressivement, Fiona oublie. Les mots. Les repères. Les visages. Et un jour, elle ne reconnaît plus Grant. 💔 Pas par manque d’amour. Mais parce que son cerveau ne relie plus les fils. Et là, le film bascule sur quelque chose de très déroutant : Fiona développe un lien avec un autre résident de la structure. Un autre homme. Une autre présence. Une autre forme de sécurité. Et pour Grant… c’est incompréhensible. Douloureux. Injuste. 💡 Ce film met en lumière trois vérités souvent difficiles à accepter : 1. L’attachement ne disparaît pas, il se déplace La personne ne cesse pas d’aimer. Elle cherche ce qui la rassure, ici et maintenant. 2. La fidélité émotionnelle ne suit pas toujours la mémoire Le lien vécu dans le présent peut devenir plus fort que l’histoire passée. Non pas par trahison… mais par adaptation. 3. L’aidant doit parfois faire le deuil de la relation d’avant C’est probablement le point le plus violent émotionnellement. Continuer à aimer…sans être reconnu. 💔 Et c’est là que le film devient profondément humain : Grant ne perd pas seulement sa femme. Il perd la relation telle qu’il la connaissait. Mais Fiona, elle, ne remplace pas. Elle survit avec les outils que son cerveau lui donne. 💡 Ce film pose une question essentielle : 👉 Est-ce que l’amour, c’est être reconnu… ou continuer à être présent même sans reconnaissance ? 🧠 Dans une approche comme la méthode LIEN®, ce type de situation invite à changer complètement de regard : • Arrêter de lutter contre la réalité cognitive • Observer la réalité émotionnelle • Sécuriser plutôt que corriger • Comprendre que le lien se construit dans l’instant, pas dans le passé 💬 Question importante : 👉 Est-ce que vous pensez que le lâcher-prise, dans ces situations, est une forme d’abandon… ou au contraire une autre manière d’aimer ?
Away from fer / Loin d'elle
Bonjour, ma maman ne me "reconnaît" pas en tant que fille, mais un jour elle m'a dit: "je ne sais pas bien qui tu es, mais je me sens bien avec toi". C'est une belle récompense, car c'est ce pourquoi j'ai demandé une rupture conventionnelle. Pour qu'elle se sente bien jusqu'au bout. Je suis partie 15jours en vacances et au retour elle me reconnaît. La vie est vraiment bizarre.
⚕️Comment gérer un résident qui frappe ?
Ce n’est pas un “problème de comportement”. C’est une forme d’expression quand le langage ne suffit plus. Et c’est là que la majorité des équipes se trompent : elles essaient d’éteindre le geste… au lieu de comprendre ce qu’il protège. ⚠ 1. Ce qu’on croit souvent (et qui aggrave la situation) ❌ Il est violent ❌ Il faut le recadrer ❌ Il faut qu’il comprenne En réalité, dans la grande majorité des cas : 👉 le résident ne choisit pas de frapper 👉 il réagit à une surcharge interne Douleur, peur, intrusion perçue, fatigue cognitive, confusion spatiale. 🧠 2. Ce qui se passe vraiment dans le cerveau Quand la personne est en situation de désorganisation : - Le cortex préfrontal (celui du contrôle) décroche - L’amygdale prend le relais (système d’alarme du cerveau) - Le corps passe en mode survie 👉 le geste devient une réponse réflexe de protection Ce n’est pas de l’agressivité sociale. C’est de la sécurité biologique. 🔎 3. Le vrai point clé : “qu’est-ce qui a été perçu comme une menace ?” Avant de gérer le geste, on doit analyser 3 axes : -  Le corps : Douleur, inconfort, soin intrusif, fatigue -  Le sens : Incompréhension de ce qu’on fait -  L’environnement : Bruit, vitesse, surcharge, imprévisibilité 👉 80% des situations viennent d’une interaction mal ajustée, pas de la personne 🧩 4. La réponse terrain (simple mais ultra efficace) On ne “corrige” pas. On désamorce. Méthode rapide : 1. Stop immédiat du geste intrusif - Recul léger - Baisse du niveau de stimulation 2. Reconnexion émotionnelle - Voix lente - Regard stable - Phrase courte et ancrée : - 👉 Je vois que vous êtes en colère 3. Réorientation du corps - Changer l’angle - Proposer une autre action simple - Redonner du contrôle 🌿 5. Ce qui change tout Les équipes performantes ne réagissent pas au coup. Elles travaillent sur : - La prévention des surcharges - La lecture des micro-signaux - L’ajustement de l’intensité relationnelle - 👉 C’est exactement là que la méthode LIEN® transforme la pratique : moins de réaction, plus d’anticipation.
⚕️Comment gérer un résident qui frappe ?
Bonjour, Pas plus tard que le weekend dernier ma maman a frappé mon père, il pense que ce n'était pas vraiment lui qu'elle visait car elle était en train de discuter avec une de ses hallucinations et ensuite elle l'a tapé ; mais il a très mal pris et il a eu peur. Le problème c'est qu'il lui a fait la gueule pendant 2 jours mais j'ai essayé de relativiser. mais ce qui m'inquiétait le plus c'est qu'elle en était très fiere et qu'elle voulait recommencer. J'avoue que je ne sais pas trop comment analyser ce cas. A priori elle était dehors donc elle était bien. Même si mon père ne s'en occupait pas, il la laissait parler avec ses hallucinations. Et en général c'est pas bon de la laisser comme ça. Elle peut s'énerver rapidement avec les autres hallucinations qui ne sont pas des enfants. Elle est agressive de caractère et fait très peu confiance aux gens (même à nous ses enfants). Pour l'instant elle a tapé 3 fois mon père en 1 an et demi.
👋 Bienvenue, je suis Audrey Albert- Commencez ici
À 16 ans, je ne faisais pas mes devoirs, enfin si à environ 2h00 du matin et je m’endormais dessus, la plupart du temps. Je m’occupais de mes parents malades. Je gérais leurs crises, leurs rendez-vous, leurs traitements, les hallucinations, la colère… Je portais sur mes épaules des responsabilités que personne ne m’avait apprises à gérer. J’ai connu la peur de tout oublier comme eux. La fatigue qui vous écrase jusqu’au cœur et vous donne envie d'hurler. La culpabilité qui vous ronge quand, malgré tout, on crie ou qu’on se sent impuissant, car après tout on n’est qu’une enfant. Je m’en souviens comme si c’était hier : le jour où ma mère a été diagnostiquée, sa première phrase a été : "Et maintenant tu vas m’abandonner, car je serai inutile.” Et il y a eu cette nuit avec mon père, terrifié : il hurlait de peur et voulait qu’on l’attache à son lit, persuadé qu’on allait l’enlever. J’étais seule, (pas de conseils internet, nous sommes en 1997) incapable de calmer leur détresse, me demandant comment protéger notre relation que j’aimais tant. Et puis il y avait les professionnels : Ceux qui me parlaient comme si je n’étais qu’une adolescente inutile. Les médecins qui me disaient : “Il n’y a rien à faire. Ils sont condamnés. Vous vivrez votre vie quand ils seront morts.” J’aurais pu les écouter. J’aurais pu me résigner. Mais j’ai choisi de ne pas les écouter. J’ai choisi de me battre pour eux, pour moi, pour notre relation. C’est là que tout a commencé. J’ai continué ce chemin en devenant aide-soignante diplômée d’État et en me formant à la pédagogie Montessori adaptée à la maladie d’Alzheimer. 20 ans plus tard, j’accompagne les aidants et les professionnels, ceux qui veulent aider mais qui s’épuisent, doutent, ou voient leur relation se fragiliser malgré l’amour qu’ils donnent. Et j’ai découvert une vérité qui a tout changé : Vous n’êtes pas obligé de vous épuiser pour accompagner. Vous pouvez garder votre humanité et préserver le lien, même dans la maladie.
Bonjour, je m'appelle Caroline, je suis aidante familiale depuis cet automne (2025). Ma mère a été diagnostiquée Alzheimer il y a maintenant un an et demi mais elle a un Alzheimer avec hallucination. C'est ça qui est finalement le plus terrible. Elle a 76 ans. Mon père en a 81. Cet automne mon père a eu un accident et là j'ai cru que j'allais perdre les deux. Alors j'ai demandé une rupture conventionnelle qui a été accepté et me voilà aidante en CESU. C'est mon père qui me paye pour aider ma mère et pour l'aider lui aussi. Je sais que j'ai énormément de chance que mon père puisse me salarier car il était trop compliqué pour moi de perdre mon salaire. Nous avons la chance qu'elle soit encore pas mal autonome. Elle sait encore s'habiller. Elle sait se laver toute seule mais il faut la stimuler. Sinon elle le fera pas. Elle sait manger et elle adore ça et nous avons deux hectares et demi de terrain et nous avons fait un potager car c'est quelque chose qu'elle aimait beaucoup. Elle arrive encore à faire du vélo mais elle est assez dangereuse car elle se met toujours à gauche et elle fait encore des petites randonnées. Donc dans l'ensemble c'est relativement facile de s'en occuper. Le problème ce sont ses hallucinations. Elle a été traumatisée quand elle a été jeune. Ses parents ont divorcé et ils se sont déchirés avec elle au milieu. Elle a été en pension mais ça s'est bien passé. Et ensuite, elle a dû, après trois grossesses qui se suivaient, avorter de deux autres enfants. Ces hallucinations sont donc principalement des enfants en danger ou qui ne mangent pas. Au début c'était des hallucinations avec des gitans qui lui volaient des choses (en fait c'était elle qui les déplaçaient) et qui étaient c'était très agressifs. Mais depuis que je m'en occupe, on est sur les enfants. tout pour elle, peut-être un humain: une chaise, une lampe, un fauteuil, enfin n'importe quoi, même une carafe d'eau, même si on lui dit que c'est compliqué pour un humain de rentrer dans une carafe d'eau. Le soir elle tourne en boucle et invente des histoires complètement rocambolesques. Dans l'ensemble, elle dort bien mais il arrive qu'elle se lève très tôt ou dans la nuit mais ça reste raisonnable. Elle a un caractère très compliqué. Elle ne sait pas jouer et ne veut pas jouer. Quand elle veut quelque chose ou ne veut pas quelque chose, impossible de la faire changer d'avis. Le memory on est sur maximum trois paires et encore c'est compliqué. Par contre si on met les cartes à l'endroit et qu'on lui fait chercher des couleurs, les mêmes légumes là c'est plus facile. Elle arrive encore à lire mais elle commence à perdre ses mots de plus. En plus. Ces phrases sont incompréhensibles car elle parle de truc de machin et on ne sait pas du tout ce qu'elle veut dire. Voilà on peut dire que pour l'instant ça va mais justement j'essaie de m'informer pour que ça continue à rester comme ça. J'ai lu les livres de Colette romanoff qui nous ont beaucoup aidé à comprendre et à gérer ma maman. Bien amicalement Caroline Bourdillon
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Caroline Bourdillon
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@caroline-bourdillon-9049
Paysagiste spécialiste des plantes de jardins adaptés à la sécheresse

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Joined May 17, 2026