Pourquoi « architecturer » son business à partir de soi, son identité propre EST la réelle valeur cachée pour un coach, un thérapeute ? Parce que, plus qu’un autre entrepreneur, un coach se vend lui. Son image, ses idées, sa singularité, ce qui le constitue en tant que personne. Un coach est indissociable de lui-même ;). Un peu comme un artiste. J’ai été chanteuse. Se produire en tant que chanteuse sans que l’on parle de « la chanteuse » est un non-sens. Et bien je vous assure que j’ai fait cette erreur. « Je ne suis pas une influenceuse ». « Ce n’est pas mon métier ». « Je ne me montre pas, ce n’est pas ça qui est intéressant, c’est ma musique »..etc. J’ai été aussi artiste design en bijoux. Même chose. Je refusais ma présence sur les réseaux. « Mon produit parle de lui-même. Pas besoin ». Dans ma boutique, les clientes cherchaient à discuter avec moi. Comprendre qui j’étais. Avant de choisir puis acheter un bijou. Tous et toutes. Lorsqu’elles l’achetaient, elles voulaient partir avec l’anecdote, l’histoire de sa fabrication, sa conception. Elles voulaient savoir pourquoi j’avais fait ça. Quel était le trésor caché. Le trésor n’étant pas le bijou lui-même, au final. Cela j’ai fini par le comprendre. C’est à dire que mes clientes avaient besoin de s’identifier. Elles emportaient, plus que l’objet en lui-même, un bout de son histoire qu’elles porteraient ensuite autour du cou. C’était précisément cela la valeur réelle de ce que je vendais. J’ai mis un moment pour le comprendre, l’accepter. Mettre ma modestie de côté et parler de moi de coeur à coeur. Et bien sûr, cela a marché et mes ventes ont décollé. En tant que coach, c’est pareil. C’est même tout. Vous êtes une personne d’abord. Comme un.e artiste. On n’achète pas une œuvre. On achète la personne derrière. Son pourquoi. Pourquoi il a fait cette oeuvre. Son histoire et son contexte. Sa singularité. Son identité. On a besoin en tant que client, de s’identifier. On porte l’énergie de la personne, on porte son intention. C’est ça qui nous donne ce supplément à nous-mêmes. Et en fait, c’est cela que l’on achète. Et non l’œuvre en tant qu’objet.