Ah, sainte Chrysalide des passés éphémères,
doux coton d’un blanc bleuâtre entre les semences intemporelles,
nectar polymorphes et jus païens éternels, voeux mielleux et onctueux des éclairs printaniers.
Métronome céleste songe
face à la perfectibilité infinie
des grands mots des voyages mélancoliques,
les monts corréziens, fiers et forts dans leurs humilité palpables,
dans la magnificence des solstices de chaque seconde, pont entre passé et futur,
est le sacre du piquet sur l’instant à toujours libre.
L’esthétisme, fragment du cœur des anges,
arc en ciel bénissant les pleines vibrantes
sur nos flûtes de sangs,
instruments miraculeux, cœurs de boue et de chaire ;
nous rappelle, dans l’éternité mémoriel de chaque instant,
que tout s’écrit au présent
dans le long parchemin du passé,
et que celui-ci, longues tirades teriennes,
ne te sauraient être dérobées.
L’immensité du camaïeu crépusculaire
bénissant un lac artificiel le rend réel,
Premières lueurs nocturnes éteignant le feu ensoleillé ;
dans la contradiction de ces omentums de lyre et de poésie
s’inscrivent les plaies froides et asséchées
sur la croûte terrestre des souvenirs.
Les larmes volées aux roses,
sentiments naissants,
ambroisies littéraires ensanglantées
et magnifiques dans leurs cris, leurs douleurs,
chants incantateurs à la liberté
à jamais retrouvée et vivante.
Les tourbillons saisonniers
se remémorent leurs valses planétaires chaque jour,
dans les échanges peu cordiaux mais très amoureux
entre Hillal et Hélios.
Aux rimes des aurores
chante le boulboul
un refrain qui n’a jamais de fin,
mélodie animale caressant les tendres rayons
Aux matins enneigés sur les toits d’Ussel,
Un chant dans toutes les langues du monde,
celles qui ne se soumettent à aucun maux, ni grammaire ni syntaxe,
Celui qui couronne de sainteté les sentiments partagés
par l’humanité dans sa roche, son eau, son feu turquoise et sa bourrasque matinale iodée.
Les nuages, objets majestueux,
mains intouchables,
se figent, se cristallisent et se liquéfient ;
cycle éternel aqeux,
manifestent dans le silence bleu
la quintessence d’un monde cyclique,
dont la mécanique oranger, par tous les outils,
est à préserver pour sa volupté.
Les rêves au luth
se moquent des possibles affres des nuits,
car les sabliers impassibles
ne sont pour eux qu’un cépage crétois,
chanté dans les psaumes andalous
et baignés dans l’eau rafraîchissante de Grenade,
révolutionnaires aux accents méridionaux centenaires.
Aurores solistique d’un poète corrézien, Fayruz chantant à ses abeille à l’ombre d’un cerisier, fleur du silence ancien aux temps des premiers jours suivant Nawrouz.
Bonheur inqualifiable, fontaine aux mille — est une rose.