Citation inspirée du texte en pièce jointe :
« Nous avons érigé la morale en rempart contre le « mal. » Mal qui existe donc car création d’un bien qu’il faut à tout prix protéger. Nous enfermons donc dans l'arrogance du savoir ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. Ne voyant plus les faits pour ce qu’ils sont mais comme une matière première à ranger dans une case « bon » « mauvais. » Mais par cette dualité nous avons créé un adversaire. (Il n’y a pas de dualité sans opposition. Sinon il n’y a pas de dualité.) Et, paradoxalement, plus nous sommes vindicatifs, plus nous nourrissons l’adversaire. Qui croit et qui nous amène à devoir augmenter nos défenses. Mais quand la fatigue de la pression avec l’opposition vient, les barrières faiblissent, tout s’effondre et le mal se mélange au bien comme le tsunami qui emporte toutes les constructions sur son passage.
La morale n’est plus un chemin pour devenir une meilleure personne. Elle est devenue une voie adulé, adorée, idolâtrée, balisée et encadrée des deux côtés par une peur effroyable d’en sortir.
J’entends ici par morale le mécanisme général. Pour certains la morale sera d’accepter les gens comme ils sont. D’autres de n’accepter qu’un certain type de personne. De manger de la viande ou de ne pas en manger. Il s'agit d’une classification en deux clades distinct : bien ou mauvais.Une sorte de faillotisme fanatique pour son propre camp.
Et cette morale embrume et empêche de voir ce qu’il y a en soit… et donc de s’en défaire. »
Source : Psychologie de l'inconscient - Carl Jung