Je traverse en ce moment une période extrêmement particulière.
C’est la fin de l’année et Noël approche. Qui dit Noël dit famille, qui dit famille dit angoisses. Et qui dit fin de l’année dit résolutions, dit bilan, dit promesse de repartir sur des bases plus solides pour mieux relancer sa vie.
La fête de Noël, à l’origine, célèbre symboliquement le retour de la lumière, en écho au solstice d’hiver. Historiquement, c’était aussi une manière de clamer l’annonce du retour du soleil : une promesse de renouveau après le froid, avant que tout ne rejaillisse au printemps.
Si beaucoup peuvent se sentir un peu blasés en cette période, avec l’impression de n’avoir « pas fait grand-chose », ou avec la peur de ce que l’avenir leur réserve… laissez-moi vous dire que c’est peut-être normal.
En discutant avec un prof de piano — et pote par la même occasion — il m’a confié ressentir exactement la même chose. Lui aussi traversait cet étrange coup de blues de fin d’année. Et il m’a dit cette phrase qui m’a marqué :
« J’ai l’impression de n’avoir rien accompli… alors qu’en fait, si. »
Comme dit l’entrepreneur Frank Nicolas :
« Si tu traverses quelque chose d’inconfortable, c’est que tu es en train de grandir. »
Peut-être que nous sommes tous un peu dans le même bateau, à se demander s’il va tenir. Et en vérité ? Le bateau ne fait que tanguer. Il ne coule pas vraiment.
Sauf si l’on décide de couler volontairement… pour mieux se rattraper ensuite, avec plus de forces et plus d’outils pour avancer.
Et c’est un peu ce que je vis en ce mois de décembre. Et je l’ai choisi volontairement.
Déjà, quand tu as des blocages familiaux du genre à ne pas savoir t’exprimer devant ton père ben évidemment que tu vas te sentir mal. Surtout quand il faut se retrouver pour une fête de famille que tu n’as même pas demandée à la base. Alors que nous sommes tous devenus différents, de par les aléas de la vie.
D’ailleurs, cette fameuse fête familiale s’est déroulée le 6 décembre, avant les retrouvailles de Noël.
Et là, disclaimer alert : en fait non. Cette année, je me retrouve… tout seul.
Tout seul à écrire depuis ma chambre d’hôtel trois étoiles à Lille, à contempler la belle endormie. Miroir évident de ma solitude. Où il ne se passe rien, voire pas grand-chose.
Juste le silence.
Enfin… pas tout à fait. Car ce silence-là m’appelle. Il me ramène à moi. Il m’oblige à regarder ce que je dois vraiment travailler pour être bien, pour aller mieux. Peut-être que c’est tout simplement ce que mon âme m’invite à faire en ce soir de réveillon — et/ou en ce jour de Noël : revenir à moi.
Vous savez, depuis plusieurs jours je ressens comme un vide à l’intérieur. Ce fameux « coup de blues » de fin d’année dont je parlais au début.
Pourquoi ? Parce que j’étais entré en surcharge émotionnelle. Parce que je me mets trop de pression, ou que je laisse trop de pression s’installer.
Entre :
- le fait de ne pas avoir accompli certaines choses comme je l’aurais voulu,
- le cumul de tâches juste chiantes à faire,
- ou le fait d’assurer des disciplines quotidiennes parfois trop lourdes…
Ben à un moment, je sature.
Je craque.
Ou plutôt : je m’arrête net.
Je mets en pause tout ce que je dois faire. Peut-être pour apprendre à mieux le gérer. Pour apprendre à faire de mon mieux, à mieux trier ce qui m’apporte vraiment du bonheur, au lieu de juste faire pour faire.
Parce que oui : à partir de janvier, jusqu’à l’été, je sens déjà que le rythme va redevenir complètement fou.
Donc il faut que j’apprenne une chose essentielle : savoir quand souffler, quand décharger, quand ralentir sans culpabiliser.
On vit dans un monde de surconsommation et de surcroissance. Et s’arrêter pour souffler ? C’est parfois mal vu. On est vite catalogué flemmard, raté, ou « pas assez ambitieux ».
Mais je crois que non.
Je crois même l’inverse : le repos, c’est vital.
La loi d’Illich nous le rappelle très bien : au-delà d’un certain seuil, nos efforts cessent d’être efficaces, et la productivité finit par décroître.
Et moi, je me dis aujourd’hui que mon arrêt d’un mois en décembre marque peut-être :
- une vraie envie de coupure,
- un besoin de vacances que je ne me suis pas assez accordé quand j’en avais l’occasion,
- mais aussi un besoin plus profond encore : me poser les bonnes questions pour mieux redémarrer ma vie.
Le repos rythme le vivant. C’est biologique. C’est fondamental. Ça va avec le sommeil, ça va avec le corps, ça va avec l’âme.
Mais le repos, ça se ritualise aussi. Pour qu’il devienne une force, et pas un effondrement.
Autre vérité que je remarque chez moi :
si la leçon revient souvent, c’est qu’elle attend d’être intégrée.
Si je me répète sans cesse que je veux créer du contenu, mais que je ne le fais pas ou peu… alors peut-être que ce que je confonds avec une fuite est en réalité un appel.
Un appel à accomplir quelque chose d’important.
Quelque chose qui participe au salut de mon âme.
Et dans le cadre de Noël, du retour de la lumière, et du retour à soi, tout ça fait sens.
C’est aussi ça : savoir écouter le silence de son âme.
Le sujet d’une vidéo et d’une composition que j’ai sortie récemment sur les réseaux, et dont je suis très fier.
Vous pouvez l’a regardé juste en cliquant sur ce lien ☺️ :
Alors à l’occasion de ces fêtes de fin d’année, je vous souhaite un joyeux Noël et un glorieux retour vers VOTRE lumière qui j’espère éblouira le monde. ☀️❄️