Maman, Je suis arrivée par surprise. Mais mon âme savait. Et ton âme aussi. À la fin, tu n'avais plus de mots. Il restait ton regard. Ce regard qui semblait me dire : « Je n'en peux plus, mais j'ai peur. » Ton cœur visible s'est arrêté. Mais ton cœur invisible, je le sens encore. Là où les mots n'arrivent plus. Même loin, notre connexion était là. Cette nuit où je me suis réveillée. Dans le miroir, j'ai vu ton regard. J'ai entendu tes mots. Et mes larmes ont coulé pour toi. « Tu peux poser ta peur, maman.J'arrive. » J'arrive pour te tenir la main. Pour te caresser les cheveux. Pour être là, simplement. Et depuis, je pense à quelque chose. On croit souvent que pour être proches, il faut être dans la même pièce, se parler, se toucher, se voir. Mais il y a aussi ces moments où l'on ressent profondément quelqu'un, même à des centaines ou des milliers de kilomètres. Peut-être avez-vous déjà vécu cela. Un regard qui vous revient. Une présence que vous ressentez. Quelque chose que vous n'arrivez pas vraiment à expliquer. C'est aussi cela que j'explore depuis des années : ce qui se voit, ce qui ne se voit pas, et ce que chacun vit entre les deux. Ce jeudi, je ne serai pas présente physiquement pour notre live TVI. Je serai auprès de ma famille, pour accompagner le départ de maman. Mais j'ai préparé un nouveau module pour vous, avec une vidéo et un exercice. Je vous invite à le découvrir jeudi soir, à notre heure habituelle. À prendre ce temps pour vous, pour observer ce que vous ressentez, sans chercher forcément à tout expliquer. Cette semaine, je serai ailleurs. Mais la transmission continuera. Et nous nous retrouverons bientôt. Je vous embrasse. Bénédicte