Cultiver sa différence : un choix, un courage, une liberté
Aujourdâhui, je me suis filmĂ©e pour le dĂ©fi 10 (Trainer School). Jâai adorĂ© le dĂ©cor que jâai choisi. Jâai adorĂ© la façon dont j'ai imaginĂ© la thĂ©matique. Jâai adorĂ© vivre cet instant. Jâai adoré⊠ĂȘtre moi. Et puis, cette petite voix est arrivĂ©e : « les autres vont trouver ça exagĂ©ré⊠» đ€š Tu connais cette voix ? Celle qui ne crie jamais, mais qui murmure juste assez fort pour te faire douter đ«„ Pendant un instant, jâai failli lâĂ©couter. Failli me censurer. Failli rentrer dans le moule. Failli Ă©touffer mon Ă©lan, ma crĂ©ativitĂ©, mon identitĂ©. Et puis jâai eu un dĂ©clic : mille personnes feront ce dĂ©i. Et mille personnes lâinterprĂ©teront (je l'espĂšre !) de mille façons đ Pourquoi faudrait-il que je choisisse la version âacceptableâ ? đ€ Pourquoi faudrait-il que je renonce Ă ma couleur, ma signature, ma diffĂ©rence⊠Juste pour plaire Ă une voix intĂ©rieure qui nâa rien créé, rien tentĂ© et rien osĂ© ? đ€Żđ€Ż Alors jâai fait taire cette voix đ€đ€ đ€« Calmement. đ€« Fermement. đ€« DĂ©finitivement. Parce quâaujourdâhui, je ne laisse plus le regard des autres, ou plutĂŽt, le regard que jâimagine, dicter ma conduite đž Je choisis : - dâĂȘtre authentique - dâĂȘtre entiĂšre - dâĂȘtre singuliĂšre - dâĂȘtre moi. Et je profiterai de chaque occasion, petite ou grande, pour marquer ma diffĂ©rence, pour affirmer ma prĂ©sence, pour occuper lâespace avec intention et non avec peur. Parce quâau finalâŠla seule chose quâon regrette, ce nâest jamais dâavoir Ă©tĂ© âtropâ. Câest dâavoir Ă©tĂ© moins que soi-mĂȘme. Qui ose le plus. Ose le moins đđ