La perception que l’on a d’une même situation a la capacité de vous mettre dans une direction. On a un prisme particulier, celui de vouloir absolument la « réussite ». Vous voulez sortir d’une situation d’ «échec ». Mais c’est faux. Tout ça n’est qu’un grand mensonge. Ce mensonge qu’il faut se sortir de l’échec pour aller vers la réussite. Ce n’est pas vraiment un mensonge, mais plutôt une grande erreur collective, celle qu’il y aurait une réussite. Et un échec. Si on veut un résultat. Il faut « réussir » à faire ou être pour atteindre ceci ou cela. Nous sommes conditionnés comme cela depuis longtemps. Depuis l’enfance. L’école, le système de notes, de comparaison. C’est une base de perception très clivée. Le bien la mal, bien faire mal faire, réussir ou ne pas réussir, résultat correct ou incorrect. L’objectif. Réussir ses objectifs. La notion d’objectif part de cette perception clivée de la réussite et de l’échec. Même les conseils de classe de mes enfants au collège et au lycée continuent de marteler cette injonction : on demande à l’élève d’écrire son objectif quand il a « échoué », pour inverser ce qui est « mal fait », ou « insuffisant », en « réussite ». .… J’ai une bonne nouvelle, un truc que j’ai découvert complètement fou et pourtant tellement simple : L’échec, la réussite, n’existent pas. Ce n’est pas réel. C’est à dire, ce n’est pas basé sur une réalité. La réalité, c’est le sentiment que vous avez dans une situation X. Celui-là, oui, on le prend, car il est réel. Et c’est bien lui qui vous met dans une direction ou une autre. Vous vous « sentez » en échec, oui. Même si vous ne le verbalisez pas comme cela, le simple fait de vouloir de toutes ses forces « réussir » vous crée par opposition un sentiment d’échec dans votre situation actuelle. Et c’est cela qui vous fait vivre un inconfort terrible. Alors déjà mon premier conseil est de refuser de rentrer dans les discours qui vont venir affirmer et créer une réalité basée uniquement sur une émotion.