Sénégal - Maroc : Diffusion TV et en clair, streaming et compos probables
Dans une atmosphère de tension extrême, le Maroc hôte défie le Sénégal tenant du titre pour une finale historique entre rêve de sacre et polémiques.
C’est l’épilogue rêvé et redouté, une confrontation titanesque qui dépasse le simple cadre du football. Ce dimanche soir (20h00) au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, le Maroc, pays hôte en quête d'un sacre qui le fuit depuis un demi-siècle (1976), affronte le Sénégal, lauréat il y a quatre ans et présent pour sa troisième finale en quatre éditions. Sur le papier, c'est le sommet absolu du football africain : la meilleure défense du tournoi (un seul but encaissé par les Lions de l'Atlas, sur penalty) face à l'une des attaques les plus cliniques, portée par un Sadio Mané en mission pour sa potentielle dernière danse. Walid Regragui, qui rêve d'offrir ce trophée à son peuple après l'épopée du Mondial, parle d'une rencontre à "50-50, peut-être 51 avec le public", appelant les supporters à monter le volume à "200 décibels" pour pousser ses hommes vers l'immortalité continentale.
Pronostic Sénégal - Maroc : Choc des titans pour le trône de l'Afrique
"Mes joueurs étaient en danger" : la colère froide du Sénégal
Cependant, la fête annoncée est ternie par une atmosphère lourde et des incidents extrasportifs majeurs qui ont mis le feu aux poudres à 48 heures du coup d'envoi. Le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw a poussé un véritable coup de gueule en conférence de presse, dénonçant le chaos sécuritaire lors de l'arrivée de sa délégation à la gare de Rabat vendredi. "On a laissé l'équipe avec la foule... Mes joueurs étaient en danger, tout pouvait se passer", a-t-il fustigé, qualifiant la situation d'"anormale" pour une compétition de ce standing. À cela s'ajoute un imbroglio logistique grotesque : à la veille de la finale, les Lions de la Teranga se sont retrouvés sans terrain d'entraînement assigné, refusant d'utiliser les installations du centre Mohamed VI. Ces tensions, couplées aux soupçons persistants sur l'arbitrage qui ont émaillé le parcours marocain, placent ce match dans un climat de défiance absolue.