Quand on parle de mécanismes d’influences, je me dis que le personnel médical devrait être formé.
Un proche dans ma famille, a subit récemment une intervention chirurgicale au genou.
Le RDV anesthésiste s’est bien passé, le patient a signé les décharges, et il était prévu une anesthésie générale.
Le jour de l’intervention arrive et une fois au bloc, l’infirmière lui pose le cathéter et confirme l’anesthésie générale. Quelques minutes plus tard, l’infirmière revient, expliquant que le chirurgien souhaite faire une anesthésie par le rachis. Le patient refuse. Une seconde personne arrive et explique que l’anesthésie du rachis serait mieux, que cela permet au patient de gérer sa douleur. Le patient refuse. Puis une troisième personne arrive et tente elle aussi de convaincre le patient qui se retrouve désormais seul, entouré de 3 membres de l’équipe médicale. La patient s’est mis à pleurer refusant l’anesthésie par le rachis face au personnel médical qui insiste. Le patient, comprenant que de toute façon et je cite « on ne me laissera pas le choix » fini par autoriser l’anesthésie du rachis.
Sauf qu’en lui faisant L’anesthésie (même principe qu’une peridurale), ils ont été trop loin et la dure mère a été perforée (la dure mère est l’une des 3 couches des méninges, protégeant le cerveau et la moelle épinière), produisant une fuite de liquide céphalo-rachidien, et des complications. Bref, retour à l’hosto avec de la culpabilité du patient : j’aurais dû refuser l’anesthésie du rachis quoi qu’il arrive…
Du coup j’ai envie d’appeler le comité d’éthique du CHU pour leur relater l’incident, et voici ma réponse auprès du membre de ma famille…
« La, je parle de consentement LIBRE et éclairé. A partir du moment où le personnel hospitalier exerce une pression sur le patient, utilisant le biais d’autorité, le consentement n’est plus libre. Et en cas de complication, le patient culpabilise alors que ce n’est pas sa faute. Donc non, ce n’est pas de ta faute. Je sais que tu peux te dire que tu aurais dû insister plus pour ne pas avoir l’anesthésie du rachis. Ce n’est pas le cas. L’équipe médicale n’avait pas à te forcer la main pour réaliser un acte invasif que tu ne souhaitais pas. C’est leur faute. »
Voilà… désolé pour ce pavé mais je passe mes nerfs.