Bon début de semaine à tous.
Nota: Tout d’abord après avoir fini d’écrire je dois avouer que je me suis un peu emballé et ont est presque sur un format newsletter la 😅
Bonne lecture 😁
Si vous faites partie du liveclubs, vous savez que la semaine dernière, une phrase d’Emmanuel Macron a retenu mon attention.
Il expliquait que la France était le pays européen qui créait le plus d’emplois et le plus de startups autour de l’intelligence artificielle.
Et il a probablement raison.
Mais immédiatement, une autre question m’est venue.
Qu’est-ce que ça vaut à l’échelle du monde ?
Parce qu’aujourd’hui, quand on parle d’intelligence artificielle, les véritables références restent les États-Unis et la Chine. Il suffit de regarder les outils que nous utilisons tous les jours : ChatGPT, Claude… ou encore Qwen, qui progresse à une vitesse impressionnante.
II suffit de regarder les liste des models llm disponible globalement par performance... le fleuron français mistral ne s´y classe que 114e et c’est censé etre le top de l´europe si l´on s´en tiens au propos de notre président.
pendant ce temps le top 5 se joue entre état-unis et chine
À leur échelle, l’Europe reste encore un petit acteur.
Et c’est là que deux expressions me sont revenues.
“Do you really want to be the biggest fish in a small bowl… or the smallest fish in a huge ocean?”
Puis dans un deuxieme temps celle-ci :
“Si tu es le plus intelligent à la table, c’est que tu n’es probablement pas à la bonne table.”
Au fond, elles racontent exactement la même histoire.
Elles parlent de notre référentiel.
Parce qu’il est très facile de se sentir compétent lorsque l’on se compare à plus petit que soi.
Mais est-on réellement devenu meilleur…
Ou a-t-on simplement choisi un environnement où notre niveau paraît élevé ?
Je retrouve exactement ce phénomène dans le trading.
Certains cherchent inconsciemment à devenir la référence de leur groupe.
Ils veulent répondre aux questions.
Montrer qu’ils maîtrisent les concepts.
Être celui qui impressionne.
À l’inverse, d’autres acceptent d’intégrer des environnements où ils ne sont plus les meilleurs. Ils posent des questions. Ils montrent leurs erreurs. Ils découvrent des raisonnements qu’ils n’auraient jamais eus seuls.
C’est inconfortable.
Mais c’est aussi comme ça que l’on progresse.
Finalement, je crois que la taille d’un trader ne dépend pas uniquement de son niveau.
Elle dépend surtout de la taille de son environnement de référence.
Le danger n’est pas de ne pas être le meilleur. Le danger est de choisir un environnement où l’on peut le rester.
Je me souviens très bien de ce voyage à Dubaï.
Il y a eu un premier reality check sur le niveau technique.
Puis un deuxième, encore plus marquant.
Nous étions en voiture avec Mathieu et Arnaud. Au détour de la conversation, ils me demandent simplement combien j’avais sur mon compte de trading.
La question était simple.
La réponse aussi.
Pourtant, je ne m’étais jamais senti aussi petit.
Et ce qui est étrange, c’est qu’à cette époque-là, j’étais déjà rentable. J’avais déjà gagné bien plus d’argent que je n’aurais imaginé quelques années auparavant.
Mais tout dépend du référentiel.
En quelques secondes, je suis passé du sentiment d’avoir construit quelque chose… à celui d’avoir encore énormément de chemin à parcourir.
Ce n’était pas une humiliation.
C’était une remise à l’échelle.
À partir de ce moment-là, je n’ai plus regardé le trading de la même manière.
J’ai compris qu’il existait un autre océan.
Alors cette semaine, posez-vous simplement cette question :
Êtes-vous en train de protéger votre ego… ou de nourrir votre curiosité ?