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3 contributions to MENSOR: La réVolution psy
Bonne fête à toutes les mamans
La Fête des Mères : le jour où nous devrions remercier celles qui nous ont donné la vie… et celles qui nous ont appris à vivre Mesdames et Messieurs, Aujourd’hui, nous célébrons la Fête des Mères. Comme chaque année, des millions de fleurs seront offertes. Des cartes seront écrites. Des messages seront publiés sur les réseaux sociaux. Et pourtant, je crois que cette journée parle de quelque chose de bien plus profond. Je crois que la Fête des Mères est l’une des rares journées de l’année où l’humanité entière est invitée à regarder en arrière. À regarder vers celle par qui tout a commencé. Parce qu’avant nos diplômes… Avant nos réussites… Avant nos échecs… Avant nos histoires d’amour… Avant nos blessures… Avant même notre premier souffle… Il y avait une mère. Pendant neuf mois, nous avons vécu dans un monde où nous n’avions rien à faire pour être aimés. Rien à prouver. Rien à mériter. Nous existions simplement. Et nous étions nourris. Protégés. Portés. Reliés. Nous avons tous commencé notre histoire dans les bras d’une femme. Et pourtant… En grandissant, nous oublions souvent quelque chose d’essentiel. Nous passons notre vie à juger nos mères. À leur reprocher leurs erreurs. Leurs absences. Leurs maladresses. Leurs blessures. Leurs limites. Mais nous oublions une vérité fondamentale : Aucune mère ne donne ce qu’elle n’a jamais reçu. Aucune mère ne transmet une paix qu’elle n’a jamais connue. Aucune mère ne peut offrir un amour parfaitement libre lorsqu’elle porte elle-même les cicatrices de plusieurs générations. Parce qu’avant d’être notre mère… Elle était une enfant. Une petite fille qui avait ses propres rêves. Ses propres peurs. Ses propres blessures. Et parfois, lorsque nous devenons adultes, un miracle peut se produire. Nous cessons enfin de regarder notre mère comme un parent. Et nous commençons à la regarder comme un être humain. Et soudain… Tout change. Nous découvrons derrière la mère une femme. Une femme qui a aimé. Qui a souffert. Qui a espéré. Qui a parfois pleuré seule.
Puissent tous les ingrats de ce monde grandir à la lecture de tes mots. Puisse toute la vulnérabilité de ce monde grandir et aimer à la lecture de tes mots.
La solitude des âmes particulières
Il existe une solitude dont on parle peu. Une solitude qui ne vient pas de l’absence des autres, mais de l’impossibilité d’être réellement rencontré. Certaines personnes ne sont pas seules parce qu’elles sont isolées. Elles sont seules parce qu’elles perçoivent trop. Trop de nuances dans les silences. Trop d’informations dans les regards. Trop de contradictions dans les paroles. Là où d’autres voient une situation simple, elles ressentent des couches, des tensions, des non-dits. Et cette lucidité, qui pourrait être une richesse, devient parfois un lieu d’écart. Car comment partager ce que l’on perçoit lorsque cela n’est ni visible, ni immédiatement compréhensible ? Alors, souvent, ces personnes apprennent à se taire. À simplifier leur pensée. À atténuer leur intensité. Non pas par manque de courage, mais par fatigue de ne pas être rejointes. Elles développent une forme d’adaptation silencieuse : elles s’ajustent au monde, tout en ayant le sentiment que le monde ne s’ajuste pas à elles. Il ne s’agit pas d’un sentiment de supériorité. Bien au contraire. Il s’agit souvent d’une difficulté à trouver un espace commun, un langage partagé, une fréquence relationnelle compatible. Et dans cet entre-deux, elles peuvent se sentir profondément seules… même entourées. Pourtant, cette sensibilité particulière n’est pas un défaut. Elle est une capacité. Une capacité à percevoir l’invisible, à comprendre au-delà des mots, à ressentir avec une finesse rare. Mais toute capacité non reconnue devient une souffrance. Ce n’est pas la sensibilité qui isole, c’est l’absence de résonance. Le jour où ces personnes rencontrent un regard qui comprend, une présence qui n’a pas besoin d’explication, quelque chose se réorganise. La solitude ne disparaît pas complètement, mais elle cesse d’être une douleur. Elle devient un espace choisi, un lieu de ressourcement, et non plus une fracture. Peut-être que le véritable enjeu n’est pas de chercher à être compris par tous, mais de rencontrer ceux qui peuvent réellement entendre.
0 likes • May 7
Oui la justesse ! :)
Pourquoi certaines personnes ne peuvent pas se remettre en question?
On aime croire que l’être humain “décide” de se remettre en question.En réalité, ce moment n’est presque jamais un acte volontaire pur. Ce qui décide, c’est une architecture interne invisible : un ensemble de programmes inconscients — mémoires, loyautés, stratégies de survie — qui fonctionnent comme un algorithme de régulation. Cet algorithme a une mission prioritaire : maintenir l’équilibre psychique, autrement dit l’homéostasie.Pas la vérité. Pas l’évolution. L’équilibre. Le véritable processus Lorsqu’une remise en question se présente (une vérité à voir, une responsabilité à prendre, une illusion à lâcher), il ne se passe pas un choix conscient immédiat. Il se passe une évaluation inconsciente : - Est-ce que cette prise de conscience met en danger mon identité ? - Est-ce qu’elle menace un lien affectif fondamental (parent, partenaire, système familial) ? - Est-ce qu’elle risque de générer une douleur psychique que je ne peux pas réguler ? Si le coût est jugé trop élevé, l’algorithme bloque. Et ce blocage ne se vit pas comme un refus.Il se manifeste comme : - du déni - de la rationalisation - de la fuite - parfois même une conviction absolue d’avoir “raison” L’illusion du libre choix Le sujet pense : “je ne veux pas voir”Alors qu’en réalité : “je ne peux pas voir sans me désorganiser” C’est une différence majeure. La remise en question n’est pas empêchée par mauvaise volonté, mais par impossibilité structurelle à un instant donné. L’homéostasie avant tout L’inconscient préfère maintenir une souffrance connue plutôt que risquer une déstabilisation inconnue. C’est un principe fondamental :le système privilégie la stabilité à la vérité. Même si cette stabilité est dysfonctionnelle. Quand le basculement devient possible Un être humain ne se remet en question que lorsque son système interne évalue que : - soit la situation actuelle devient plus coûteuse que le changement - soit il dispose de suffisamment de sécurité interne ou externe pour encaisser la transformation
1 like • May 7
c'est amusant car l'intitulé "remise en question" de prime abord fait intervenir le mental (se poser des questions) alors qu'en Vérité, au fond de soi la "remise en état" d'une situation et donc du changement s'appuie ou fait écho à des mécanismes d'accès à plus de Conscience avec le matériel inconscient.( je pense aux expériences de modification d'états de conscience). Bon c'est du résumé et possiblement pas intéressant tant le sujet est riche. Merci pour la qualité du texte et de m'être arrêtée un bon moment à Lire :)
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Anne-Charlotte Corman
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@anne-charlotte-corman-9001
J'accompagne les séniors de plus de 55 ans à surmonter le sentiment d'inutilité pour une retraite prospère et épanouie

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Joined May 5, 2026
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