C’est avec une immense émotion que je vous annonce la naissance d’Ulysse, le 25 juin à 7h13. 💛 Il est arrivé avec ses 3,750 kg de bonheur et ses 52 cm d’amour, après une aventure aussi intense qu’inoubliable. Ulysse est né à 41 SA + 6 jours, par voie basse, en salle nature. Un accouchement physiologique qui a demandé beaucoup de confiance, de patience… et de persévérance. La semaine qui a précédé sa naissance a été particulièrement riche en rebondissements. Dans la nuit du 21 au 22 juin, je commence à perdre une partie du bouchon muqueux. Pensant qu'il s'agissait de pertes sanguines, nous partons à la maternité. L'équipe nous propose alors un déclenchement. En pleine nuit, encore sous le coup de la surprise, nous acceptons la première étape : la pose d'un ballonnet. Après une nuit, le constat est sans appel : le ballonnet n'a eu aucun effet. Entre-temps, j'avais échangé avec la communauté, pris le temps de retrouver mes esprits et de me reconnecter à ce que je voulais profondément. J'ai alors refusé la suite du déclenchement (rupture artificielle de la poche des eaux et méthode médicamenteuse). Tous les autres indicateurs étant excellents (rythme cardiaque, liquide amniotique, vitalité et mouvements du bébé), l'équipe médicale a respecté mon choix. J'ai pu rentrer chez moi avec un suivi quotidien renforcé. Je me souviens avoir dit au médecin : « Je ne prendrai pas de décision basée sur la peur. Je souhaite avant tout que mon enfant puisse choisir sa date d'anniversaire. » Cette phrase a été entendue… et surtout respectée. Malgré l'échec du ballonnet, je sentais que mon corps se mettait doucement en route. L'acupuncture m'a énormément aidée. Les douleurs dans le sacrum devenaient de plus en plus présentes. Le mercredi a été une véritable journée de pré-travail à la maison. En pleine canicule, volets fermés, je suis restée dans mon cocon. J'ai passé de longs moments sous une douche très chaude pour soulager mon dos pendant que mon compagnon me massait avec de l'huile d'arnica. Impossible de dormir avec ses douleurs et vers 2 heures du matin, j'ai perdu les eaux. À cet instant, j'ai su que cette fois, c'était le vrai départ.